Vive l'Anarchie - Semaine 20, 2026

Somaire

Une semaine d'action en soutien aux inculpé-es du 08/12 et contre la loi Rodwell

Publié le 2026-05-11 09:05:30

Du 4 au 7 mai 2026, s’est tenue à Paris la première session d’audiences du procès en appel de l’affaire en anti-terro des inculpé-es du 08 décembre 2020. Au même moment, était voté à l’assemblée le projet de loi Rodwell visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat. Pour envoyer du soutien aux camarades qui subissent la répression de l’appareil anti-terroriste et pour s’opposer à cette nouvelle offensive sécuritaire, nous avons mené quelques actions de visibilisation.



Pour rappel l’affaire du 8 décembre 2020 est une opération antiterroriste commanditée par le Ministére de l’Intérieur contre des personnes désigné-es par ce dernier comme des « activistes d’ultragauche » et mis-es en examen pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un acte de terrorisme ». Il n’a jamais été précisé quel acte.

La DGSI (Direction Générale de la Sécurité Intérieure), accompagnée d’unités de polices militarisées (GAO, RAID), a procédé a I’arrestation de neuf personnes — que nous réunissons sous la bannière « libertaires » — dont les engagements politiques étaient divers et dans des régions différentes : soutien aux familles réfugié-es, projets d’autonomie et de lieux collectifs a la campagne, soutien aux victimes de meurtres d’Etat, squat d’activités politiques et contre-culturelles, écologie et défense de la cause animale, implication dans des Zones A Défendre, activisme dans la scéne punk, féminisme, etc...

Ces neuf personnes ne se connaissent pas toutes. Certaines ne s’étaient cotoyées qu’une fois dans leur vie (pendant le confinement). Mais toutes avaient comme point commun une personne, Libre-Flot, ciblée par la DGSI depuis son retour du Rojava en 2018 ou il était allé soutenir la lutte contre DAESH.

En 2023 les 7 inculpé-es restant de l’affaire du 8/12 étaient condamné.es pour terrorisme avec des peines de prison ferme, fichage européen, interdictions de communication… 6 d’entre elleux ont fait appel de cette décision. Les audiences en appel sont censé avoir lieu tout au long de ce mois de mai à Paris (du 4 au 7 mai 2026, du 11 au 13 mai 2026, du 20 au 22 mai 2026).

Alors meme que des camarades passent en procés sur les bases de fantasme des services de renseignements et subissent de plein fout l’appareil anti-terroriste, le gourvenement est en train d’essayer de passer une nouvelle loi sécuritaire.

Déjà voté à l’assemblée ce 5 mai, le projet de loi Rodwell prévoit entre autres :

Pour monter notre soutien aux inculpé-es du 08/12 et s’opposer à la loi Rdowell nous avons recouvert la ville de message de solidraité :

Quelques tags autours de l’université Lyon 2 Porte des Alpes :

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Affichage dans le quartier de la Guillotière :

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Banderole de soutien place Mazagran lors de la soirée de solidarité du 7 mai :

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Le Vigen (Haute-Vienne) : La guerre n’est pas un accident

Publié le 2026-05-11 09:35:19

Indymedia Nantes / jeudi 8 mai 2026

Ce jeudi 7 mai, à l’aube, une antenne relais de l’opérateur Bouygues et un transformateur TDF de radio numérique diffusant BFM, a brûlé au sud de Limoges, au lieu-dit de « la croix de l’arbre ».

Cette infrastructure de média et de télécommunication a été ciblé car elle est partie prenante de l’industrie militaire et de l’imposition du numérique partout dans nos vies.

Pour Bouygues, les guerres en cours sont un profit comme un autre. A travers une de son entreprise INEO defense, il assure l’infrastructure de communication de l’armée française. Quant à BFM ou RMC leurs réseaux participent à faire de nous des spectateurs des massacres en Palestine, au Liban comme ailleurs.

La guerre commence avec la pacification sociale et notre habituation au récit hégémonique diffusé par les médias. On ne s’attardera pas à présenter BFM, bien connus pour être un des relais réactionnaires des intérêts industriels. Leurs récits nous habituent aussi à notre impuissance et définissent à notre place l’ennemi à combattre qu’il soit intérieur ou extérieur. L’effort de guerre que nous refusons est celui qui veut nous faire accepter l’austérité sociale comme une fatalité.

Pourtant le dépouillement et à la militarisation du monde se heurtent toujours à la résistance. Comme l’ont montré les millions de personnes descendues dans la rue pour la Palestine et toutes les actions de solidarité. La technologie numérique est ciblée comme un des piliers dans le développement du téléguidage par intelligence artificielle dans les opérations militaires, comme Israel en fait usage de manière massive contre le peuple palestinien.

Par ailleurs, ces prochains jours se déploieront dans la région des exercices militaires. N’oublions pas que quand l’armée se déploie ce n’est jamais qu’un exercice mais toujours une opération de guerre psychologique pour habituer à leur présence et faire accepter l’état de guerre permanent.

Ne restons pas indifférents.

1re AG Antimilitariste Caen

Publié le 2026-05-11 10:15:24

Nous appelons à la création d’une assemblée générale antimilitariste le dimanche 17 mai à 15h, au squat du 102suudessous (102 rue de la Délivrande, à Caen).



Texte au format PDF, diffusable, ici :

Les bombes tombent en Ukraine, en Iran, a Gaza, au Liban, au Soudan… et dans tant d’autres lieux. Faut-il rappeler encore et toujours ce qu’est la guerre ? Les charniers infinis, les peaux brûlées au chlore, les corps violés, mutilés, tués, et les survivants laissés dans un champ de décombres l’esprit brisé.

Ne pas se sentir concerné.e parce que les bombes ne tombent pas dans nos jardins est une erreur : il n’y a pas de guerre non mondiale quand son économie est mondialisée, tout comme les intérêts qu’elle défend. D’ailleurs, les armes qui tuent là-bas sont fabriquées ici, c’est l’exemple de l’antenne Renault à Cléon (76) qui projette de fabriquer les moteurs des drones kamikazes Chorus.

Ce même drone, qui, outre causer la mort, participe aussi à la gamification [1] de la guerre lorsqu’elle a lieu, mais aussi dans sa propagande comme par exemple à l’université de Nancy où des militaires en habits organisent des jeux de rôle grandeur nature, ou à Colombelles où c’est la mise en spectacle de la guerre passée qui vise à la rendre ludique avec le projet Normandy Memory/Hommage aux Héros.

Si l’horreur du champ de bataille n’est pas prégnante à l’ouest de l’Europe, des indices inquiétants devraient sonner l’alarme quant à l’imminence de la guerre ici, comme par exemple les allocutions belliqueuses de Macron en mars ou la nouvelle loi allemande visant à conditionner chaque sortie de territoire des hommes de moins de 45 ans par une demande formelle à l’armée.

La guerre est carnassière, destructrice, inutile, horrible, meurtrière, ravageuse, sans fin, adelphicide, écocide, mutilante, désespérante, génocidaire, absurde. Mais les dés de sont pas jetés ! C’est de notre auto-organisation que peuvent naître des résistances, comme ont pu le prouver tant de révoltes passées, mais aussi plus récemment en Allemagne quand des lycéen.nes organisent des grèves nationales du lycée contre la loi mentionnée précédemment, à Marseille et à Barcelone quand les dockers refusent de laisser partir les cargaisons d’armes vers Israël, quand des usines d’armement de l’entreprise LPP Holding prennent feu en République Tchèque ou se font envahir et dégrader à Bristol en Angleterre, ou encore quand des postes relais d’électricité alimentant des usines d’armement et un centre de commandement de l’armée française prennent feu simultanément autour de Bourges.

Nous devons passer à l’attaque de tout ce qui sert à la guerre ; nationalismes, armées, états, capitalisme, industrie nucléaire, usine d’armement et leurs prestataires…
Nous ne pouvons compter que sur notre organisation autonome, la gauche n’ayant cesse de se vautrer dans le nationalisme et la glorification des usines d’armement françaises.



Notes :

[1] Par gamification est entendu l’esthétisation des affrontements dans des normes visuelles de jeux vidéos : les images de pilotages de drones ressemblent à certaines mission du jeu Call Of Duty, en pratique, pour le soldat, cela signifie une possible indifférence au meurtre qu’il vient de faire puisque celui est en tout point semblable à celui, factice, qu’il faisait il y a quelques mois sur CoD ; la communication de guerre en prend explicitement la forme comme nous pouvons le voir dans les vidéos faites à l’IA diffusées par le compte X de Donald Trump, de la Maison Banche et du Ministère de la Guerre états-unien. L’humanité est devenue assez étrangère à elle-même pour réussir à vivre sa propre destruction comme une jouissance esthétique.

Molotov cocktail hurled at Tesla sales office in New Orleans (USA)

Publié le 2026-05-11 10:20:22

April 14, 2026

Someone hurled a suspected Molotov cocktail at a Tesla sales office in New Orleans, sparking a fire that caused damage to the front of the building, authorities said.

The incident happened early the morning of April 14, according to the ATF office in New Orleans. The New Orleans Police Department said it responded at about 7:52 a.m. when the business owner found the fire damage.

No injuries or damage beyond the front door were reported.

source

Germany: Poster in solidarity with comrades hit by repression on the 24.3.2026

Publié le 2026-05-11 10:25:25

so we can see the stars!

While we try to get by in this broken world, while we navigate what is called everyday life, death is being produced not far from us. In
companies whose names and logos seem interchangeable and unremarkable, whose factory floors are indistinguishable from other industrial facilities, weapons systems and their components are built day and night. Because these are used to kill in other parts of the world—and not yet here—we live day in and day out alongside these technological monsters as if there were nothing more normal.

But there will always be those who do not want to be part of oppression, death, and destruction for money and power. For example, the pupils currently striking against conscription. Or anarchists fighting against every state and every authority, for a life without domination. Some of them are now accused of a sabotage on the 9/9/25 against the military-industrial complex—against Europe’s largest technology park, Adlershof in Berlin. A blackout, triggered by a fire on high-voltage power lines, had broken through the deadly normality and taken some of the largest tech/defense companies off the grid.
A blow to the heart of the beast.

On March 24, 2026, raids were conducted at 17 locations in Berlin,
Hamburg, Düsseldorf, and Kyritz. Private apartments, homes of family members and friends of the suspected anarchists, and movement spaces—such as the Kalabalik anarchist library, the Scherer8 infoshop, and the L5 Späti—were searched and, in some cases, ransacked.

Solidarity with those affected by the repression!
Solidarity with all who oppose militarization,
wars, and genocide!
Love & strength to the saboteurs!

“THE MOON CAST SHADOWS ON THE
COBBLESTONES,
THEIR HOLY PLACES ARE NOT INVIOLABLE,
ON SILENT PAWS LIKE A BLACK PANTHER,
BUT LOUD VERSES AGAINST THEIR TANKS!”

De Robin à Robin

Publié le 2026-05-11 10:35:23
Mai 082026
 

Soumission anonyme à MTL Contre-info

Avant de poursuivre sur la lancée des textes précédents entourant la stratégie des Robins des ruelles, j’aimerais nommer que c’est toujours nice de lire, d’assister ou de prendre part aux débats d’idées au sein de nos milieux. Qu’ils aient lieu lors de discussions de groupe un peu inconfortables, sur des plateformes publiques comme Montréal Contre-Info, ou en privé entre amix, ça témoigne d’un dynamisme entre nos groupes et nos idées et du rejet d’une certaine forme de dogmatisme. Mais ça implique d’être de bonne foi, de prendre au sérieux ce qu’on fait, et de prendre au sérieux les critiques qui en découlent. Ça exige de faire preuve de rigueur envers nos camarades, de tenir nos positions, ou au contraire de reconnaître quand on a tort. Ultimement, ça nous force à assumer la responsabilité de ce qui a bien ou moins bien fonctionné.

En ce qui me concerne, j’aime les textes provocateurs et les réactions/réflexions qu’ils déclenchent chez chacun⸱e. Mais la condescendance a ses limites. Se snobber les un⸱e⸱s les autres – en personne ou en ligne. Esquiver, étouffer ou ridiculiser les critiques confrontantes. Déformer ou instrumentaliser les propos d’autrui pour se donner raison. Ces manières de faire sont gênantes – aussi bien dans le sens de nuisibles qu’embarrassantes – et contribuent à entretenir des dynamiques de merde dans nos milieux. C’est surtout ça qu’on devrait « jeter dans les dumpsters de l’histoire ». Réservons les réponses cinglantes pour les grandes occasions…

Je suis un⸱e Robin⸱e des ruelles. J’ai vécu l’euphorie collective qui surgit quand on s’attaque en gang à une épicerie, et que les gardas ne peuvent rien faire. Ça ne m’empêche pas pour autant d’être en accord avec l’essentiel des critiques présentées dans le premier texte, lesquelles méritent qu’on y adresse une réponse honnête. Alors que le second texte semble parler au nom de tous les Robins (à croire que nous sommes un groupe défini et organisé), j’aimerais proposer un pas de côté et reconnaître avec humilité ce qui nous est reproché. S’il est difficile de savoir aujourd’hui si nos actions auront bel et bien eu pour effet d’augmenter « plus vite que prévu » la répression dans les épiceries, nous savions que c’était une possibilité. Nous l’avons évoqué, et nous avons tout de même décidé d’aller de l’avant, car nous y trouvions un sens plus grand. Loin d’espérer que « l’État change des lois pour baisser le coût de la vie », les Robins des ruelles sont assez explicites sur l’idée de ne pas reposer sur l’État ni sur le marché pour vivre et s’organiser, et d’essayer au contraire de gagner en autonomie de toutes sortes de manières.

Tel que mentionné dans le second texte, les Robins des ruelles n’ont rien révélé au grand jour. On se ment à nous-mêmes si on croit que le vol à l’étalage a un jour été invisible. La répression le tolère, tant que ça ne dérange pas trop. Mais le vol ne peut pas être une fin en soi. C’est possible de voler dans les épiceries tant qu’il y a des épiceries, c’est possible de dumpster tant qu’il y a des dumpsters. Si on dépend des marges du capitalisme pour exister, alors on contribue nécessairement à son maintien. Vivre sur les surplus ou les déchets de ce système ne m’intéresse pas. J’aspire à plus, et pas juste pour moi. Je veux renverser cet ordre des choses, le détruire, m’assurer qu’il ne puisse pas revenir.

En discutant récemment avec un⸱e ami⸱e, iel se rappelait d’un vieux conflit dans Hochelag’ : les groupes anti-gentrification vandalisaient des condos, ramenant plus de police sur certaines rues très fréquentées par des travailleuses du sexe du quartier. En d’autres mots, les actions politiques des un⸱e⸱s entraînaient davantage de répression pour d’autres. Si les groupes anti-gentrification avaient selon moi raison de ne pas arrêter de tagguer des condos, force est d’admettre qu’ils pouvaient s’entendre avec les camarades pour cibler d’autres rues, d’autres condos. De la même manière, nous pourrions cibler autre chose que les épiceries. Les entrepôts, les centres de distribution, les véhicules, les sièges sociaux, les maisons des patrons. La critique est valide, et il y a lieu de se coordonner avec d’autres. Aveuglé par la mauvaise foi, le second texte parle du premier comme d’un appel à la soumission, sans même prendre acte de l’appel à explorer d’autres moyens, peut-être plus subversifs et moins symboliques.

Par ailleurs, force est de constater qu’une attaque aux bureaux d’un PDG avec ses trois amix au milieu de la nuit résonne moins que les récentes auto-réductions des Robins des ruelles. Les épiceries sont des lieux que tout le monde fréquente, elles laissent place à des actions auxquelles il est plus facile de s’identifier, et donc de répéter. Ces actions ont été l’occasion d’inviter des amix, lesquel⸱le⸱s ont pu s’initier à ce genre de gestes et goûter au sentiment de liberté qu’ils générent. Ça nous a donné envie de recommencer, de défier la loi à nouveau, d’aller plus loin, de prendre plus de risques. Seul⸱e ou à deux, je vole moi aussi au quotidien. Mais c’est différent. Et je ne le fais pas pour les mêmes raisons. Les actions des Robins des ruelles ont participé à rendre politique un geste de tous les jours. Le but n’est évidemment pas « d’apprendre aux pauvres à voler », mais bien qu’on soit encore plus de pauvres à voler. De faire disparaître la honte entourant le fait d’être pauvre ou contraint⸱e de voler. Au contraire, il y a de quoi en tirer un certain sentiment d’accomplissement, et nous souhaitons contribuer à la contagion de ce sentiment.

Bref, loin de moi l’idée de mettre le couvercle sur la marmite, il y a derrière ces textes une vraie tension à naviguer collectivement, mais parlons de ça plutôt que de s’envoyer chier. C’est lassant autrement.

1re de l'Assemblée Anticarcérale Paname & Environs

Publié le 2026-05-13 07:10:30

La première Assemblée Anticarcérale Paname & Environs aura lieu le dimanche 24 mai à la Bourse du Travail d’Aubervilliers (92 rue Victor Hugo, 93300 Aubervilliers, métro Aimé Césaire). Le lieu sera ouvert dès 14h pour s’installer, écrire ensemble des lettres à des prisonnier·es, parcourir l’infokiosque, avec des brochures et textes sur différentes affaires et luttes contre les prisons, ou grignoter. L’assemblée même commencera à 14h30. On conseille d’essayer autant que possible de venir sans téléphone (ou au pire, de l’éteindre en avance) pour réduire la surveillance que l’on s’impose à travers l’omniprésence des mouchards technologiques dans nos milieux. Il y aura aussi un coin et des activités pour les enfants, pour permettre aux personnes qui ont des enfants de pouvoir participer à l’assemblée.



Lors des dernières grosses révoltes qui ont eu lieu, la réalité sociale de la répression nous a laissé-es face à un constat amer : nous sommes bien loin d’avoir les outils nécessaires pour réagir correctement face à l’appareil d’État, ainsi qu’amplifier la voix des prisonnier·ères et de celleux qui font les frais du système carcéral.

Pourtant, les mouvements ne manquent pas d’inventivité pour s’opposer de front aux prisons, que ce soit par des actions telles que l’attaque de la prison de Fresnes lors des révoltes de 2023, les attaques répétées de comicos dans cette même révolte comme lors des gilets jaunes, ou encore les attaques et intimidations de matons à domicile comme lors de DDPF.

Nous voulons nous en inspirer pour pousser nos luttes anti-carcérales plus loin, à la fois pour dépasser nos milieux anarchistes et adopter une position qui ne soit pas simplement défensive, en simple réaction à la répression.

La prison est - et sera - toujours l’un des symbole les plus éloquents de la puissance de l’État, de sa capacité à réprimer, enfermer et isoler l’ensemble des individu·es qui menacent son existence. La prison est au centre même de l’appareil colonial qui constitue l’État français : elle sert à mater et punir les révoltes des colonies comme récemment en Kanaky, Guadeloupe ou Martinique, à intensifier le tri aux frontières comme à Mayotte, et à tracer des frontières intérieures en incarcérant massivement les populations racisées, colonisées et les plus pauvres.

Attaquer les lieux d’incarcération - par les mots, la solidarité, le feu ou la bombe - c’est alors s’attaquer à ses outils privilégiés.

Rompre l’isolement des/avec les détenu·es est alors devenu rapidement pour les mouvements anticarcéraux un moyen d’affaiblir l’appareil carcéral et l’État colonial. En exposant la voix des personnes enfermé·es, on se donne le moyen de penser « la prison » (son fonctionnement, ses outils, etc.), mais aussi de la rendre moins « extérieure à nos vies ». Des surgissements tels que DDPF ou les révoltes pour Nahel parviennent à la remettre au centre de l’attention en s’y attaquant ouvertement, créant des fissures dans lesquelles nous désirons nous engouffrer pour mettre fin à la trop commune realité de l’incarcération et des assassinats policiers.

Une des prouesse des États dits « démocratiques », est d’avoir réussi à faire de la notion d’enfermement un impensé pour toute une partie de la population. Une situation si lointaine que l’on ne prend même pas la peine de l’envisager, alors que c’est pourtant le quotidien de beaucoup de personnes...

Cette nécessité de destruction est d’autant plus présente dans une région parisienne qui concentre à elle seule une densité collossale d’institutions d’enfermements : que ce soit les taules, tribunaux, comicos, ou prisons pour sans-papiers, mineur-es, enfants, fols, tox, handi-es, animaux non-humains...

Pour nous, s’organiser signifie construire des nouvelles formes de lutte, de solidarité et de décision, par notre capacité collective à rompre avec l’ordre existant, à expérimenter, à créer, à inventer...

Depuis le début du 20e siècle, les Anarchist Black Cross (ABC) et leurs réseaux ont cet avantage de se présenter sous une forme autonome et souple, fondée sur un internationalisme radicalement anti-carcéral, d’où notre envie de nous réaproprier cette forme et de s’inscrire dans un réseau pour abattre les prisons proches de chez nous comme à l’autre bout du monde, pour l’insurrection ailleurs comme ici. Loin de voir cette modalité comme une structure rigide et fermée, nous souhaitons, à partir du modèle des ABC, créer un espace de discussion et d’échange, une assemblée libre où chacun·e pourrait partager et expérimenter, tout en s’inspirant des actions déjà existantes : lettres, cantines, parloirs, traductions, évènements...

Nik la taule et mort aux matons !

Campus IA : les data centers n'auront jamais autant menacé la santé de toustes

Publié le 2026-05-13 07:15:21

Vous avez l’habitude des gros chiffres, mais Campus IA surpasse tout !

Les data centers, ça chauffe. Derrière chaque data center, il y a un système de refroidissement. Celui de Campus IA utiliserait 500 tonnes de liquide de refroidissement par an.

Sur ces 500 tonnes, des polluants éternels (PFAS) s’échapperaient à raison de 3 % par an dans l’environnement, soit 15 tonnes déversées dans la nature chaque année. C’est énorme.

Et on le sait désormais, les PFAS menacent la santé des écosystèmes et humaine, en se stockant dans les corps et l’environnement, multipliant les « effets cocktails ».

Campus IA : tout un symbole de l’asservissement des terres par une industrie vorace

La mobilisation à Grenoble contre les industries STMicroelectronics et Soitec portée par STopMicro et les Soulèvements de la terre de mars dernier l’a bien montré : les industries du numérique (usines à puces, data centers, etc.) sont voraces. Voraces en tout - terres, eau, électricité, main d’œuvre.

Mais ce sont d’abord des terres dont nous voulons parler.

Avec l’empire logistique, le secteur du numérique est l’un des gros artificialisateurs de terres du pays. Le terrain prévu pour Campus IA représente à lui seul 100 terrains de foot : c’est colossal et l’on sait désormais quel désastre représenterait l’artificialisation de ces terres (destruction des sols, disparition de terres arables, augmentation du risque d’inondation, destruction d’habitats pour la biodiversité). Mais il faut aussi voir que ces terres n’ont pas été choisies au hasard.

Fouju a été choisi parce que c’est le terrain idéal, pragmatiquement et politiquement parlant. Si ces 70 ha de terres venaient à être engloutis, il est fort à parier que personne dans la classe dirigeante et dans la presse mainstream ne s’en émouvrait. D’abord, le terrain, situé à proximité immédiate de l’autoroute A5 et de lignes à très haute tension, fait partie de ces terres que l’on considère comme "sacrifiables" de longue date.

Mais Campus IA est en fait symptomatique d’un mouvement de fond : celui de la préemption de territoires périphériques pour servir les métropoles et le pays tout entier. Au-delà de Fouju, des dizaines de centres de données XXL et usines à IA, qualifiés de "projets d’intérêt national majeur" s’apprêtent à pousser à Cambrai, au pied du tracé du canal Seine-Nord-Europe, à Châteauroux ou encore à Valence. Cette dynamique semble trouver un paroxysme en banlieue francilienne. Au-delà de la Seine-Saint-Denis (93), dans laquelle un véritable extractivisme moderne et néo-colonial fait ravage, les campagnes d’Ile-de-France, et notamment la Seine-et-Marne (77), deviennent elles aussi de véritables territoires servants, mis au pas par des projets ou des installations de sites toxiques, dont Campus IA n’est que l’un des exemples.

C’est en effet là qu’on prévoit de bétoniser la zone humide de la Bassée pour le projet de mise à grand gabarit, qu’on trouve les immenses silos de l’agro-industriel Soufflet ainsi qu’une immense carrière pour extraire les ressources nécessaires à l’industrie du béton. Une dynamique que l’on retrouve à l’échelle du monde postcolonial du XXIe siècle, dans lequel les pays du Sud global continuent d’alimenter le Nord. Nos camarades de STopMicro l’avaient bien dit : "des mines congolaises aux immenses décharges de déchets électroniques ghanéennes en passant par les ateliers de misère asiatiques, le numérique repose sur une exploitation coloniale".

Bref, qui ira s’indigner que les 70 ha de Fouju soient artificialisés dans un territoire peu habité, jamais ou mal représenté, voire méprisé ?

Campus IA : sous couvert de souveraineté, une infrastructure de plus pour le techno-fascisme

Dans l’espoir de rivaliser avec l’empire technologique étasunien, l’État veut faire de la France le nouveau leader de l’IA. Des projets de data centers comme Campus IA sont donc vus comme indispensables à la compétition internationale en cours.

Mais ni les investisseurs, ni les usines et sites eux-mêmes n’ont pour but (unique) de développer des technologies pour œuvrer au bien de l’humanité. La plupart des produits de l’industrie du numérique ont un double emploi ("dual-use") numérique/militaire (armée, surveillance, répression) - c’est le cas pour les semi-conducteurs fabriqués par STMicroelectronics par exemple. Et ce qui est bien connu pour les usines de semi-conducteurs ou de puces, commence à se voir pour l’IA.

En mars 2026, Open AI, leader étasunien dans l’IA (co-fondée par Elon Musk), a signé un accord avec l’administration Trump pour permettre à l’armée étasunienne d’utiliser les modèles d’Open AI dans un cadre militaire. L’IA est par exemple responsable de ’l’erreur de ciblage’ qui a conduit à la mort de 168 civil·es, principalement des écolières, à Minab en Iran le 28 février.

Même son de cloche en France : Mistral AI, concurrent européen d’Open AI et investisseur du projet, a signé en janvier dernier un accord avec le ministère français des Armées pour "renforcer la souveraineté technologique de la défense". Sauf que le chatbot est accusé fin avril de relayer de la désinformation provenant des réseaux ou médias proches des États russes, chinois ou iraniens.

Or, l’accélération fasciste internationale a désespérément besoin de maintenir un état de guerre permanent, à l’intérieur comme à l’extérieur. Les outils et produits de l’IA sont une aubaine pour les techno-fascistes de tout bord : désinformation active, surveillance de masse et collaboration avec l’armée ou les ministères de l’Intérieur, ingérence en période électorale...

Comment pourrait-on croire que Campus IA ne sera pas un site de plus œuvrant à la fascisation de nos existences ?

Face à ce projet qui s’annonce plus que vertigineux, la résistance s’organise : des collectifs et organisations écologistes, techno-critiques, paysannes s’allient.

Nous vous invitons à participer à fond à l’enquête publique qui dure un mois et à déposer un maximum d’avis pour faire monter la contestation !
Retrouvez toutes les infos sur https://linktr.ee/stopcampusia

Il est temps de faire monter l’opposition locale d’un cran : on se retrouve le 24 mai à Fouju pour un pique-nique d’opposition, dans le cadre du Printemps des luttes locales.

[RASSEMBLEMENT] Solidarité avec notre compagnon, Liberté pour tous.tes !

Publié le 2026-05-13 07:20:24
Un compagnon est incarcéré à la maxi prison de Haren depuis novembre. Ce mercredi 20 mai au matin, l'État entame son cirque dans le but de faire taire les idées anarchistes. Faisons de cette journée une occasion pour laisser libre court à nos désirs. Défendons la rébellion contre ce monde, brisons l'isolement de tous les compagnon.nes emprisonné.e.s. Profitons de cette journée pour diffuser nos idées et nos pratiques anarchistes et ne laissons pas cette condamnation passer inaperçue. Expérimentons ensemble comment faire face à la répression et montrons que nos idées ne peuvent être effacées. Ni dans la prison à ciel ouvert qu'est cette société, ni entre les murs de leur prison ! La question de la culpabilité et de l'innocence reviennent à celleux qui ont un code pénal à la place du cœur, alors que les sentiers qui réchauffent nos coeurs du feu de la révolte nous appartiennent ! Rendez-vous le 20 mai à 8h à la place poelaert, rue Ernest Allard. Solidarité avec nos compagnon.nes et feu aux prisons. Liberté pour tous.tes ! NL Een kameraad wordt al sinds november opgesloten in de maxi prison van Haren, op 20 mei start het theather van de staat met als doel anarchis ideeën de mond te snoeren. Laat ons van die dag, net als we iedere dag doen, een dag maken van het dansen met onze verlangens. Laat ons de opstand tegen deze wereld verdedigen, de isolatie van alle gevangen kameraden doorbreken. Laat ons deze dag gebruiken om onze anarchistische ideeën en praktijken te verspreiden en deze veroordeling niet onopgemerkt te laten blijven. Om samen te experimenteren met omgaan met repressie en te tonen dat onze ideeën niet weg te vagen zijn. Niet in de openluchtgevangenis die deze maatschappij is, niet binnen de muren van hun bak ! De vraag van schuld en onschuld behoort toe aan zij die een wetboek hebben in plaats van een hart, het pad van wat het vuur in onze harten doet branden behoort ons toe ! Samenkomst op 20 mei om 8h Poelaartplein, bij Ernest Allardstraat. Solidariteit met onze kameraden en vuur aan de gevangenissen. Vrijheid voor iedereen ! EN A comrade has been locked up in the maxi prison of Haren since November, on may 20 starts the theater of the state with the aim of silencing anarchist ideas. Let us make that day, as we do every day, a day of dancing with our desires. Let us defend the rebellion against this world, break the isolation of all imprisoned comrades. Let us use this day to spread our anarchist ideas and practices and not let this condemnation go unnoticed. To experiment together with dealing with repression and to show that our ideas cannot be wiped away. Not in the open-air prison that this society is, not within the walls of their prison ! The question of guilt and innocence belongs to those who have a code of law instead of a heart, the path of what lights the fire in our hearts belongs to us ! Meeting on may 20 at 8h Poelaart square, at Ernest Allard street. Solidarity with our comrades and fire to the prisons. Freedom for all !

Vive les psgeries !

Publié le 2026-05-13 07:25:22

Heureusement, ya les psgeries !
Vla les voitures, cassées, retournées, brûlées
Vla les mortiers tendus à la face
des assassins en uniforme
Vla le supermarché pillé
Vla la marche arrière de la flicmobile
quand on court sur elle
Vla tout ce qu’on jette sur elle comme on renvoie
des excréments à leur source
dans la chiottemobile
Vla la pauvre expo qui s’appelle « Vivre Ensemble » — si ! si !
— la démocratie subventionne ! — renversée par terre
Heureusement, ya les psgeries !
Ça nous change tant des parcours de jadis réglés
syndicaux-préfectoraux et des petits chefs
au tempo des petits dérèglements
Heureusement, ya les psgeries !
Y aura pas de place centrale
Y aura toutes les places de la ville
toute la nuit et plus
Vive le 30 mai !

Elne (Pyrénées-Orientales) : « Facho de merde »

Publié le 2026-05-13 17:45:24

Ici / lundi 11 mai 2026

À Elne, les tensions politiques locales franchissent un nouveau cap. Le véhicule professionnel du maire, Steve Fortel, a été vandalisé dans la nuit de vendredi à samedi. Selon l’élu, classé à l’extrême droite et large vainqueur des dernières municipales face à l’équipe sortante de gauche, la voiture appartenant à son entreprise Vincoeur Catalan a été taguée avec des inscriptions à caractère politique.
Le mot « Antifa » a notamment été inscrit sur le flanc du véhicule, « Facho de merde » sur l’autre flanc, tandis qu’un symbole anarchiste a été dessiné sur le capot.
Une plainte a été déposée et une enquête a été confiée à la gendarmerie.

Dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux, le maire dénonce « un acte inacceptable » et dénonce « un climat local particulièrement préoccupant ». Il évoque une multiplication des tensions et des actes d’intimidation visant la nouvelle majorité municipale.
La municipalité a décidé de suspendre temporairement les commentaires sur la page officielle de la ville, jugée détournée de sa vocation d’information.
Depuis l’élection de Steve Fortel, le climat est tendu dans la commune. Certaines décisions symboliques du nouveau maire, comme le retrait du drapeau LGBT+ du fronton de la mairie ou la suppression d’un passage piéton aux couleurs arc-en-ciel, ont notamment suscité de vives réactions.

TERRORISTS AND ROBBERS ARE THE STATES AND CAPITALISTS (Athens, Greece)

Publié le 2026-05-14 12:10:45

On the morning of May 11th, a bank branch in Kato Tithorea (Central Greece) was expropriated. A few hours later, 8 comrades were arrested following a simultaneous repressive operation by the police in the wider area and home invasions in Athens.

Text of comrades:

In the early hours of May 11, 2026, a group of comrades expropriated a bank in Kato Tithorea. Approximately 5 hours later, 5 of them were arrested after a coordinated repressive operation by the police and houses invasions raids . 8 comrades, anarchists, found themselves hostages in the hands of the state.

We have been charged with an inflated indictment that includes bank expropriations and weapons possession. The comrades are being held at the GADA (police HQ in Athens) and some comrades at the Vyronas Prison. Today, 12/05, we went through the prosecutor and were given a deadline to appear before the investigator on Friday, 15/05 at 9am at Evelpidon, building 9.

LONG LIVE ANARCHY

SPYROS DRAVILAS PRESENT

HARRIS TEMPEREKIDIS PRESENT

SEBASTIAN OVERSLUIJ PRESENT

The 8 comrades for the May 11th case

——–

Call for Thursday 14/5, 19:00, in Athens solidarity gathering outside of Liosion Police Station , for the arrested comrades .

Friday 15/5, 9:00 a.m., Evelpidon Courts, building 9 in Athens

NO ONE ALONE IN THE HANDS OF THE STATE

(Thessaloniki) Poster as a sign of solidarity with the imprisoned comrades of May 11

Publié le 2026-05-14 12:16:10

On the morning of May 11, 2026, our anarchist comrades carried out an expropriation of a bank in Kato Tithorea. A few hours later, cops chased the comrades for several kilometers and then rounded them up. Home invasions followed, where the remaining comrades were arrested. The charges include both possession of weapons and involvement in robberies.

We consider it the responsibility of those who make up the anarchist space to politically and morally defend the choices of the comrades who have chosen these means of struggle, regardless of the hypothetical criticism we will receive from the “good” society. From the anarchist illegalists at the beginning of the 20th century to the metropolitan guerrilla in the here and now, the expropriation of resources from capital has been, is and will be a practice chosen by revolutionary movements. It is our duty to build a real wall of solidarity with our captive comrades as soon as possible. Until the total destruction of capital. Until Anarchy

Anarchists

source

« What else...? Social war »*

Publié le 2026-05-16 05:45:49

Transcription of a talk on revolutionary solidarity at the Anarchist
Bookfair in Ghent, May 10th 2026.




Invitation text :
In light of our comrade who has been held in the Haren maxi-prison
since early November 2025, arrested by cops a few streets away from 3
patrol cars smoldering in the night, we talk about revolutionary
solidarity.

News flash : the comrade will appear before trial on Wednesday May
20th. A call to solidarity has been published here (2). The comrade is
kept in jail with limited contact to the outside, read more here (3).

Presentation by comrades from Kalimero - Solidarity fund for prisoners
of the social war :


When repression knocks at our door, at our comrades’ door, we are often
taken by a wave of emergency. Those situations indeed call for
consistent material support : bringing stuff to the jail, contacting
lawyers, asking for visitation permits, eventually contacting the
family, finding money, or watering their plants. And all of that on top
of sleeping very poorly. This support is necessary and it’s the everyday
life of many people who have an incarcerated loved one.

Sometimes it petrifies us. It can also impact the struggle dynamics on
the outside because we are scared to make it worse for the person inside
and for ourselves. Because we are unprepared — we didn’t have those
discussions beforehand, or because we’ve got stuff laying around we
don’t want nosy pigs to put their hands on.

But it also makes us angry, and we feel like we would do anything to get
our comrade out.

But those reactions can also make solidarity that much more difficult.
For anarchists and rebels to feel in solidarity, it doesn’t help much to
position oneself as a simple victim, nor as a super perfect anarchist
who knows no fear. That would only create unbalanced relations. Either
charity or admiration.

For solidarity to express itself more broadly, others have to recognize
themselves in the actions targeted by repression. Without presuming
whether the accused are innocent or guilty, because those categories
belong to the state and its judicial apparatus. It is easier to start
from our own reasons — like explaining why it speaks to us that police
cars are being attacked. We can then develop a discourse that reminds us
it’s not only about everyone hating the police, but also about the
possibility to attack it.

We prefer to act according to our own temporalities, to be where they
don’t expect us. The state is less afraid of a handful of anarchists,
even were they very determined, than of the diffusion of their ideas and
practices. That’s also why limiting ourselves to a symmetrical, lost
battle with the state doesn’t allow us to enter into dialogue with other
rebels. We enter into a cycle where the state takes revenge on
anarchists. Anarchists respond in a sterile dialogue. We get tired,
prison destroys bodies and minds, we specialize and isolate.

That’s why it’s all the more important to create the conditions to
continue our projects and our struggles with our perspectives, including
the necessary question of solidarity.

Texte de présentation de Kalimero, fond de solidarité avec les prisonnier.es de la guerre sociale :

Quand la répression arrive, on est souvent pris dans un cercle d’urgence
et de soutien matériel. Amener des affaires, demander à voir l’avocat,
les parloirs, prévenir la famille, l’argent, ...nourrir les plantes, et
en plus mal dormir. Tout ce soutien est nécessaire. C’est le quotidien
de plein de gens qui vivent en prison ou qui ont leur proche incarcéré.

Parfois, ça pétrifie. Ça impacte les dynamiques de lutte parce qu’on a
peur : peur de mettre la personne qui est déjà dans la merde encore plus
dans la merde, peur pour soi. Mais aussi parce qu’on est mal préparés.
Parce qu’on n’en a pas discuté ensemble, parce qu’il y a des trucs qu’on
ne veut pas donner à ces mains curieux...
On a la rage. Ça nous fout vraiment la rage. Ça donne envie de tout
faire pour que notre pote sorte.

Ce soutien peut aussi empêcher certaines formes de solidarités. Car pour
que les anarchistes et les révoltés se sentent solidaires, il ne sert à
rien de se placer uniquement dans une position de victime, ni à
l’inverse en super-anarchiste sans faille et sans peur. Ça ne créerait
que des relations déséquilibrées. Soit une forme de charité, soit une
forme d’admiration.

Pour que la solidarité puisse vivre plus largement, d’autres que les
anarchistes doivent se reconnaître dans l’acte dont le compagnon est
accusé. Sans présumer si la personne accusée est innocente ou coupable,
car ces catégories appartiennent au pouvoir. Il est plus facile
d’exprimer ces raisons à soi, à l’extérieur de la prison. De dire
pourquoi ça nous parle, par exemple dans le contexte où une voiture de
police est attaquée. On peut alors développer un discours qui permet de
rappeler que non seulement tout le monde déteste la police, mais surtout
qu’on peut l’attaquer.

On préfère agir selon nos propres temporalités, être là où on ne nous
attend pas. L’État a moins peur de quelques anarchistes fussent-ils
déterminés, que de la diffusion de leurs idées et de leurs pratiques.
C’est aussi pour ça que s’enfermer dans un combat perdu d’avance et
symétrique avec l’État ne permet pas de dialoguer avec les autres
révoltés. On entre alors dans un cycle où l’État se venge sur les
anarchistes. Les anarchistes répondent dans un dialogue stérile. On
s’épuise, la prison détruit les corps et les esprits, on se spécialise
et on s’isole.

C’est pour ça qu’il est d’autant plus important de créer les conditions
pour continuer nos projets et nos luttes avec nos perspectives, et
notamment la nécessaire question de la solidarité.

A few words on the discussion that followed, based on personal and
partial notes.

We were around 50 people on a Sunday afternoon in Ghent to gather
around this question. Some were new to anarchist ideas, some were
familiar with them, but all were present with a genuine interest in the
question at hand. The presentation on solidarity gave way to a - at
first hesitant, and in the end rich - discussion on solidarity and what
that could mean to us. A letter from the imprisoned comrade was read.

We talked about the possibility to connect with other rebels on the
subject of anger towards the police. We talked about what solidarity
could mean with people we don’t know directly, beyond giving money.
Solidarity as a breach of isolation to bring out words of rebellion that
exist inside and are often suffocated there. Solidarity as a way of
keeping ideas and practices someone is accused of alive and spreading.
Solidarity as a way of not only spreading our comrades’ ideas but as an
opportunity to reflect on one’s own ideas, one’s own way of thinking
about the world we live in, as a way to recognise oneself in the acts
someone is accused of. The beautiful solidarity as a way of feeling
responsible for the act someone else is accused of, to not let them
exist in isolation.

Someone remembered the struggle that had existed more than 10 years
ago to oppose the building of the prison in Haren the comrade is now
imprisoned in, and more specifically the ZAD (zone à défendre) on the -
then still green land and soon to be gray building site and now prison.
This experience was linked with new plans for more prisons and detention
centers in Flanders and Wallonia, the ever increasing overpopulation in
each prison and the ever found « solution » of building more prisons
instead of liberating people. Someone remembered the question of how the
construction of the Haren prison outside of Brussels was linked to the
open air prison which is the city of Brussels.

We talked about the necessity to bring out flyers to the streets and
talk about our rage for this world and its oppression with others who
are angry aswell and might be more sensitive to our words. We talked
about the shifts in what people find acceptable as means of struggle, of
the necessity to talk about the roles of judgement, prisons,
institutions in our lives.

Organisations in support of or in solidarity with prisoners were
mentioned : Getting the voice out (who gets out voices of prisoners in
detention centers), the anti-repression fund Marius Jacob, the « FAC »
(Fond anticarcéral, against prisons and detention centers). All 3 in
Belgium. Kalimero Paris (solidarity fund for prisoners of the social
war), La Rache in Lille. A solidarity fund and an open anarchist
assembly with prisoners, to share struggles of anarchist prisoners, in
Greece.

We talked about the wish to overcome distinctions between
« political » and « social » prisoners, about the continuity of repressive
systems inside and outside of the prison walls, about the difficulty to
maintain long lasting bonds of reciprocal solidarity beyond single topic
campains, often involving raising money or raising awareness over
repressed people linked with struggles elsewhere (Kanaky, Palestine,
Sudan,...). We questioned how those bonds could mutually transform our
lives. A comrade presented a translation in solidarity with 9 people who
were imprisoned for a wild demo against ICE in Texas, USA, last year and
recently found guilty. We talked about the solidarity in acts and words
against the police whose violence runs through the whole of society and
whose means of killing us are manyfold : with their guns and their cars
and their knees and their bare hands. Violence which can’t be reformed
nor controlled.

* A joke that only those present will understand ;-)



76 Flock Cameras Disabled in the East Bay – Oakland

Publié le 2026-05-16 06:15:45
saboteurs vandalized and/or removed cameras
spring 2026: 76 flock cameras disabled in oakland and berkeley using various methods. saboteurs vandalized and/or removed cameras by spraying pressurized paint, smashing both layers of the lens and cutting wires, disassembling the base of the poles to topple entire structure with camera and solar panel. cameras removed were thrown into the brush, into the bay or (most recommended) into a curbed trash can ready for pickup and off to the dump. they are equipped with gps tracking so keeping them for parts is not recommended. ice uses flock data. readers invited to experiment with these tactics. please outdo yourself.

encouraged reading (use secure browser)

http://www.notrace.how
http://www.sproutdistro.com/catalog/zines/direct-action/birds-feather-flock/

From IndyBay

Vive la Belle ! évasions et parloirs sauvages au CRA de Vincennes

Publié le 2026-05-16 06:20:47

Dans la nuit du dimanche 26 au lundi 27 avril, 10 retenus du CRA de Vincennes ont réussi à s’évader au nez et à la barbe des flics de la PAF (Police aux frontières) en passant par une trappe de désenfumage. 3 d’entre eux ont malheureusement été rattrapés et sont passés en comparution immédiate au tribunal de grande instance de Paris mercredi. Deux ont été condamnés à des jours-amende, l’un a été relaxé. Ils ont tous les trois été immédiatement replacés en CRA.

    
   En juin 2024, 14 personnes avaient réussi à s’évader de ce CRA en forçant le grillage de la cage de la promenade qui les enfermait. Quelques mois plutôt, en 2023 à la veille de Noël, 11 retenus de Vincennes étaient parvenus à s’enfuir en passant par une fenêtre défoncée. En novembre de cette année-là, 10 autres retenus s’étaient fait la malle en creusant un trou dans leur chambre avec les barreaux de leur fenêtre. Que ce soit en creusant des trous dans un mur, en écartant les barreaux avec des draps ou en volant carrément le badge d’un keuf, les retenu.es de ces prisons pour sans-papiers que sont les CRA parviennent de temps en temps (mais de manière toujours mémorable) à regagner leur liberté. 
  
    Dans ce contexte, un rendez-vous avait été appelé publiquement le samedi 2 mai pour un parloir sauvage au CRA de Vincennes. Une vingtaine de keufs attendait, vraiment pas très bien cachés à l’angle d’un bâtiment à la sortie du RER de Joinville. Les personnes ont fait demi-tour ce jour là, mais sont revenu.e.s la semaine suivante et sont allé.e.s crier leur solidarité sous les grilles de la promenade du CRA 1. Il faisait beau, les détenu.e.s étaient dans la cour de promenade et des echanges ont eu lieu entre l’intérieur et l’extérieur.
        
Bon vent aux évadés qui n’ont pas été rattrapés, et force à toustes les autres !
Edit : depuis ces évasions et le parloir sauvage, une nouvelle tentative d’évasion a eu lieu dans la nuit du samedi 9 mai au dimanche 10 mai. Les retenus sont passés par les toits en taule actuellement en travaux mais ont malheureusement été rattrapés par les keufs…
Feu aux CRA et aux frontières. Nik la PAF 

Grèce : Un texte des huit compas arrêté.es pour l’affaire du 11 mai

Publié le 2026-05-16 06:25:49

Dark Nights / mercredi 13 mai 2026

Dans la matinée du 11 mai 2026, un groupe de compas a exproprié une banque, à Kato Tithoréa [dans la région de Grèce-Centrale ; NdAtt.]. Environ cinq heures plus tard, cinq d’entre eux/elles ont été arrêté.es par la police, après une opération répressive coordonnée et des perquisitions domiciliaires. Huit compas, des anarchistes, se sont retrouvé.s pris.es en otages aux mains de l’État.

Nous avons été mis.es en cause avec un acte d’accusation exagéré, qui comprend des expropriations de banque et la possession d’armes. Les compas sont détenu.es au GADA [le quartier général de la police, à Athènes] et certain.es d’entre eux/elles à la prison de Vyronas. Aujourd’hui, le 12 mai, nous sommes passé.es devant le procureur et on nous a donné une convocation pour comparaître devant l’enquêteur, le vendredi 15 mai à 9h au [Palais de Justice d’] Evelpidon, bâtiment 9.

VIVE L’ANARCHIE
SPYROS DRAVILAS PRÉSENT
HARRIS TEMPEREKIDIS PRÉSENT
SEBASTIAN OVERSLUIJ PRÉSENT

Les huit compas de l’affaire du 11 mai

–

Appel à un rassemblement de solidarité avec les huit compas accusé.es de l’expropriation d’une banque à Kato Tithoréa

Le matin du 11 mai, un braquage a lieu dans une agence bancaire, à Kato Tithoréa. Après une opération de police et une recherche dans les environs, quatre compagnons et une compagnonne sont arrêté.es. Un.e autre compa a été arrêté.e à Loutráki et deux compas à Athènes.

Les autorités chargées de l’enquête ont dressé un acte d’accusation exagéré, qui comprend des braquages, des prises d’otages, des explosions de distributeurs de billets, des vols de véhicules, la possession d’armes, etc. Les compas ont été transféré.es au GADA et, le 12 mai, à Evelpidon, où ils/elles auront une audience le vendredi 15 mai.

Dès le début, les médias ont tenté de dépolitiser les compas, en leur donnant mille et une caractéristiques, dans une tentative de détruire leur réputation. L’État et ses mécanismes répressifs triomphent du démantèlement de la « bande criminelle » qu’ils ont réussi à créer. Mais la réponse à tout cela est une seule et ils/elles l’ont écrite elles/eux-mêmes, depuis les cellules du GADA : VIVE L’ANARCHIE !

[…]
AUCUN.E COMPA NE SERA LAISSÉ.E SEUL.E AUX MAINS DE L’ÉTAT
JUSQU’À L’EFFONDREMENT DE LA DERNIÈRE PRISON

Caisse de solidarité avec les militants emprisonné.es et persécuté.es

"NO DATA CENTERS" – attack on "indianapolis" city councilor ron gibson

Publié le 2026-05-16 06:30:50

according to the occupation's media, a city politician who supports the building of a metrobloks data center got shots fired at their house in retaliation about a month ago.

the regime politician, ron gibson, was elected to office in 2023. gibson has a career in the for-profit health insurance industry & previously volunteered for the imperial navy before becoming a municipal government official for the city of indianapolis, where at least 22 Black People Have Been Killed By Police in the last 6 years.

Law enforcement memorial vandalism – Rochester, MN

Publié le 2026-05-16 06:35:46

May 7, 2026

The Rochester Police Department is investigating after the Rochester law enforcement memorial was vandalized this week.

According to Olmsted County Sheriff Kevin Torgerson, the sheriff's office found out about the vandalism on Monday morning with Sheriff Torgerson saying it likely happened between 2-6:30 p.m. on Sunday.

Sheriff Torgerson said the vandalism was intended to change a quote on the memorial.

The quote, "Evil is powerless if the good are unafraid" was made to look as if it read "Evil is power if the good are afraid."

A Love Letter – Portland OR

Publié le 2026-05-16 06:40:45

May 1st, 2026 – We heralded May Day in the early morning hours, alongside the songs of barred owls and the scampering footsteps of coyotes who crept through the neighborhood surrounding the Enterprisportlande Rent-A-Car off Sandy Blvd and NE 29th in Portland, OR.

It took us less than 5 minutes to hop the scant barbed wire and sagging chain link fence, slash every tire in the lot, and disappear into the night.

Around the country and here in Portland, Enterprise rents thousands of vehicles to ICE agents, willfully providing the machinery to kidnap, brutalize, and terrorize our community. For as long as Enterprise continues renting to ICE, we will continue to attack them.

And so, with boxcutters and knives in hand,
in each one of your tire sidewalls,
in every vehicle littering your ill-guarded parking lot like flies dotting flypaper,

we wrote a love letter –

to the earth,
who swallows empires

to the trees,
who will one day lay claim to the corpse of your shitty little bootlicker rental car office

to the death
of every agent and profiteer who enacts violence on behalf of "borders" that will never sever the land from itself

to each other,
vagabonds and miscreants, fleeting moments shared in vigil and celebration

to the glory
of the Haymarket Martyrs, in memory of the Negros 19, in solidarity with the Prairieland Defendants and to all those who DHS and colonizer powers have dispossessed, brutalized, killed, and put behind cages.

And so, to the wretched of the earth we say:
¡DESOBEDECE!
¡INCENDIA!

submitted anonymously

Coming Full Circle – A Few Words for Ben Morea

Publié le 2026-05-16 06:45:51

In the early days of May, Anarchist elder Ben Morea passed peacefully doing what he loved, preparing for ceremony. Ben was an illuminating flame of the underground, radicalized in prison, an artist-combatant of Black Mask, the Motherfuckers and the counterculture at large. He revived the proposal of affinity, occupied Columbia university, and gave Valerie Solanas the gun she used to shoot Andy Warhol. After spending half his life in clandestinity, Ben resurfaced in the early years of this millennium to share his experiences and insights, many gleaned from the native peoples of Turtle Island. He framed his message in terms of revolutionary animism. Ben remained active until the very end: in his ceremonial duties as a lineage carrier, joining the student occupations in solidarity with the Palestinian resistance, painting, and traveling to speak wherever he was invited. Ben leaves behind a wide extended family, countless friends and comrades around the world, a vast corpus of paintings, and the stories cherished by those blessed enough to have spent time with him.

His life is attested in numerous publications including Full Circle: A Life in Rebellion (Detritus Books, 2025) and Opposition: Black Mask, Ben Morea, & U.A.W.M.F. (Boo-Hooray and Fugitive Materials, 2023).

[painting by Ben Morea – April 2026]

Une cantine pour cantiner #38

Publié le 2026-05-16 06:50:54

Ce mois ci, la cantine est en solidarité avec un copain marocain, incarcéré à Casablanca.

RDV dimanche 17 mai 2026 à 12h00 à la Tablée.

Cette cantine servira à envoyer de l’argent à un jeune copain marocain, condamné à un an de prison. Il est actuellement en prison a Casablanca où, comme partout, subvenir à ses besoins coûte cher, sans compter les frais de justice et d’avocat. L’argent sera reversé à lui et sa famille afin de leur filer un coup de pouce.

Le repas est vegan et prix libre, à la Tablée au 15 rue Robert à Sainté.

Menu Kebab : Kebab au seitan, sauces algerienne et blanche, frites et tarte au daim en dessert.

En prison, tout coûte cher.
La gamelle est souvent mauvaise, et doit être remplacée ou complétée par les cantines, produits surtaxés par rapport aux prix extérieurs. La télévision, le frigo, sont payants. Les appels téléphoniques sont hors de prix.
Il faut aussi souvent payer les avocats, les amendes, les parties civiles...
Tout ceci pèse très souvent sur les proches, car le travail en prison n’est pas accessible à tout le monde, et les détenu.es sont payé.es des miettes, pour le plus grand plaisir des entreprises qui les exploitent.
Il faut en plus ajouter le prix des déplacements au parloirs, et parfois de l’hébergement pour les personnes qui viennent de loin.
Pour toutes ces raisons, nous proposons une fois par mois une cantine en soutien, pour alléger la charge financière qui pèse sur des proches de détenu.es.

Indonésie : Des nouvelles des prisonnier.es de l’affaire Chaos Star

Publié le 2026-05-16 18:40:48

Dark Nights / dimanche 10 mai 2026

Des nouvelles de certain.es des prisonnier.es de l’affaire Chaos Star, en plus de la nouvelle que Komar (de Black Block Zone) a écrit une lettre importante, qui est en cours de traduction et sera publiée dans les prochains jours [on la trouvera sur Dark Nights ; NdAtt.]. Komar est toujours incarcéré à Surabaya et les prisonnier.es de l’affaire Chaos Star se trouvent à la prison de Kebon Waru [dans la ville de Bandung ; NdAtt.].

Pem et Herdi devraient être libérés dans trente jours environ.

Jalus, Iyonk, Rexi et TB devraient être libéré.es en juillet.

Les détenus restants sont Nopal et Adit, tous deux condamnés à trois ans de prison.

Entre-temps, Dena est toujours sous procès ; la procédure est actuellement au stade des dépositions des témoins. Dena devrait avoir encore environs cinq audiences, avant la sentence, avec une condamnation estimée entre un et deux ans.

Chaos Star

Bandung (Indonésie) : Sept compas arrêté.es lors des affrontements pour le Premier mai

Publié le 2026-05-16 18:45:46

Dark Nights / samedi 9 mai 2026

Bandung, le 7 mai 2026. La commémoration de la Journée internationale des travailleurs (Premier mai) de 2026, à Bandung (dans la province de Java occidental), s’est terminée par des troubles, qui ont éclaté en fin d’après-midi, autour du parc Dago Cikapayang. Environ 150 personnes s’étaient rassemblées sur place depuis 16h, heure locale.

À la tombée de la nuit, la situation s’est intensifiée. La foule a mis le feu à un écran géant, à un poste de police et à plusieurs banderoles. On a aussi vu des feux brûler dans les rues, envoyant d’épais panaches de fumée dans l’air.

Le groupe a aussi été impliqué dans des affrontements directs avec des membres de l’organisation communautaire Jaga Lembur et des agents de police, dans le secteur du carrefour Tamansari-Cikapayang. Plusieurs barricades ont été brûlées sur les routes, avant que la foule ne se disperse progressivement, vers 21h.

À ce jour, la police a arrêté sept individus, soupçonnés d’être impliqués dans les actes de vandalisme qui ont eu lieu pendant les troubles du Premier mai, à Bandung. Six d’entre eux ont été déclarés suspects ; ils sont identifiés par les initiales MRN, MRA, RS, MFNA, FAP et HIS.

Palang Hitam