Lutter, Trimer, Ramer.
Au quotidien, nous faisons face à de multiples formes de galères, à des manières plurielles de suer dans ce monde inhospitalier. Devant cela, le besoin de communs et d’entraide, ainsi que l’envie de créer un espace pérenne d’auto-organisation et d’apprentissage autonome.
Germe alors le Chiendenfer : une Zone d’entrAide Transversale, qu’on espère renouveler une fois par mois au Centre Autonome Jeune Molodoï à Strasbourg.
Chiendenfer : Zone d’entrAide Transversale
Lutter,
Trimer,
Ramer.
Au quotidien, nous faisons face à de multiples formes de galères, à des manières plurielles de suer dans ce monde inhospitalier.
Ce constat est d’autant plus âpre que nous vivons un processus politique qui réactualise sans cesse les marionnettes du fascisme et amplifie la machine capitaliste. Ainsi, le soin, l’entraide, le communautaire sont également détournés pour poursuivre ce sinistre projet. Dans ses formes les plus institutionnelles, le soin est un objet dont on pourrait alors se croire dépossédé·es : obéissant aux logiques de l’économie et maniable exclusivement par les spécialistes qui s’y associent.
Devant cela, nous, camarades de diverses pratiques et collectifs, avons pris le temps de nous retrouver, d’apprendre à nous connaître et d’échanger. De ces rencontres a émergé le besoin de communs et d’entraide, ainsi que l’envie de créer un espace pérenne d’auto-organisation et d’apprentissage autonome. Une zone d’expérimentation à construire, où l’atmosphère sera - on l’espère - davantage respirable et dans laquelle nous pourrons éprouver des rapports nouveaux pour se détacher de ceux qui nous mettent à mal, et tendre vers ceux qui produisent des joies partagées.
Notre volonté dans cette zone à construire est insolente : brouiller les séparations symboliques qui nous immobilisent et amplifier nos puissances d’agir dans les rapports au soin, à l’entraide et au collectif. Plus encore, il s’agit de faire sauter les distinctions qui nous délimitent : soignant·e/soigné·e, militant·e/non-militant·e, professionnel·le/non-professionnel·le, etc.
Chaque personne ou collectif est libre de venir proposer une activité, une discussion, de l’auto-formation. Les personnes présentes décideront ensuite ensemble, à l’ouverture, du programme de l’après-midi et de ses modalités.
Pour faire germer le Chiendenfer : une Zone d’entrAide Transversale dans un coin de Strasbourg.
Ça se passe Au Centre Autonome Jeune Molodoï
19 Rue du Ban-de-la-Roche, 67000 Strasbourg le dimanche 04 octobre de 13 h à 18 h, puis pour la suite et autant que possible tous les premiers dimanches de chaque mois.
À partir de 14h, l’espace du Molodoï sera ouvert pour proposer des ateliers, des temps de discussion et juste partager un temps ensemble.
De 13h à 14h : discussion sur l’orga du Chiendenfer (si vous voulez participer à l’orga, les discussions sur le présent et le futur)
Programme potentiel de 14h à 18h :
Discussion sur la définition du soin et de l’entraide
Arpentage sur un fanzine contre la répression policière
Discussion sur la défense administrative face à la CAF + les possibilités de l’ASS
Création d’affiches du Chiendenfer, pour un collage futur dans le quartier
Jeux de La P’tite Mary Read
Présence du collectif contre le lithium
Entrée libre et gratuite. Pas de vente d’alcool.
Le Molodoi est accessible de plein pied
Des masques FFP2 seront à disposition
Pas de traduction LSF de prévue pour le moment.
Manifestation anti-fasciste contre l’ouverture du R-haiNe d’un local en centre-ville du Mans pour en faire son siège départemental et une permanence parlementaire.
Nous pensons nécessaire de nous opposer largement à cette tentative d’implantation fasciste au Mans et autour. Première étape d’une lutte qui parviendra à fermer ce local du R-haiNe !
Samedi 3 Octobre à 15h15 à Lafayette :
Manifestons nos solidarités anti-fascistes contre l’ouverture d’un local du Rassemblement Nazional au Mans !
_
Depuis 2023 le Rassemblement Nazional a choisi la Sarthe comme porte d’entrée stratégique pour tenter de conquérir le Nord-Ouest de l’Etat français, qui lui résiste... et nous ne cesserons de lui résister ! Alors le R-haiNe investit d’importants moyens financiers et humains pour s’implanter localement, parachutant des élu⸱es (1) et l’argent public européen qu’il a détourné par millions.
Le R-haiNe louait déjà un local au Mans depuis au moins 2025, mais il ne l’ouvrait pas au public. Depuis peu il loue un local au 147 rue Gambetta, remplaçant l’association LGBTQIA+ Homogène. Cette dernière en est partie après avoir subi deux fois des dégradations de sa vitrine : détériorations de son affichage et collages d’auto-collants « Europe Jeunesse Révolution » avec croix celtique. Le slogan et le symbole du Groupe Union Défense (GUD), qui est lié au FN/RN depuis sa création (2) et dont 2 membres ont assassiné Federico Martín Aramburú en 2022.
Créé par des nazis et des colons, le R-haiNe est un parti fasciste qui veut à nouveau déporter et exterminer certain⸱es d’entre nous, comme en attestent les écrits judéophobes de son président Jordan Bardella (3). Face au danger de sa prise de pouvoir, nous avons toustes intérêt à nous opposer massivement et efficacement au R-haiNe pour le faire reculer puis disparaître (4).
Samedi 3 Octobre le R-haiNe ouvrira un local au Mans pour en faire son siège départemental et la permanence de l’euro-députée Angéline Furet.
Samedi 3 Octobre nous nous rassemblerons à 15h15 à Lafayette au Mans pour manifester nos solidarités anti-fascistes. Cette manifestation sera la première étape d’une lutte qui parviendra à fermer ce local du R-haiNe !
Nous invitons toustes les individu⸱es et les organisations à nous rejoindre et à partager cet appel.
Les fascistes n’ont pas gagné. Ensemble nous pouvons infliger une défaite au RN dont il ne se remettra pas !
L’Assemblée Générale anti-fasciste de la Sarthe (agantifasciste72 chez systemli.org) et le Collectif Rêvolutionnaire Autonome Anarchiste Anti-fasciste du Mans et des Environs (CRAAAME) (le_craaame chez riseup.net)
06/10 : Projection et discussion sur Ceuta
"Those who burns borders", réalisé par le collectif Cadre Cagoulé
Horaire : 19h projection, puis discussion et cantine
Lieu : 106 rue des Alliés 38100 Grenoble
THOSE WHO BURN THE BORDERS est un film documentaire en cours de postproduction, développé par les collectifs Cadre Cagoulé et Borders Resistance.
Commencé en octobre 2024 entre le Maroc, Ceuta et l'Europe, le film part des corps que la frontière traque, use, blesse, disperse ou tente d'effacer. Il s'ancre dans les trajectoires de harragas, dans les gestes de survie, dans la rage, dans la fuite, dans l'attente et dans la mémoire. Il ne parle pas seulement de la frontière européenne, mais aussi du Maroc, de la hogra, de la répression, de l'abandon organisé et de la violence politique que les récits dominants réduisent trop souvent à une simple “migration économique”.
Tourné sous censure, sans visa, sans autorisation, le film avance comme les corps qu'il suit, hors des cadres légaux qui les traquent, les bloquent et veulent les faire disparaître.
Cadre Cagoulé est un collectif no border de guérilla audiovisuelle. Leurs productions, filmées grâce à de l'auto-financement, sont soumis à une censure de la part de l'Etat et à la surveillance accrue de leurs producteurs.
La projection d'extraits du film sera suivie d'un temps d'échange sur la situation à Ceuta et d'une cantine.
Un livre collectif sur la lutte contre l'A69 est en préparation. Il contiendra principalement des témoignages mais également des photos, des dessins, des tutos, des analyses critiques et des articles de journaux. D'ici la fin de l'année, participez à ce projet collectif et envoyez nous (via un formulaire anonyme ou par email) une anecdote, une frustration, une joie, une analyse, un poème, un dessin...
C'EST QUOI CE PROJET DE BOUQUIN COLLECTIF ?
On s'est réuni.e.s à plusieurs individu.e.s (indépendamment de tout collectif en lutte contre l'A69) pour créer un livre qui raconterait la lutte, ou du moins qui essaierait. On aimerait que ce bouquin soit un mélange de témoignages, photos, dessins, analyses critiques, récits, tutos, articles, poèmes, flyers…
On aimerait causer de l'historique de cette lutte, de la paysannerie, du soin, de la com, de la répression, du rapport au corps, au paysage changeant, de la thune, de composition, de la pluralité des modes d'action, des aspects juridiques, des gros évènements ou de la lutte au quotidien chez soi, au sol, dans les arbres, à vélo, derrière un ordi, à répondre aux journalistes, dans la cuisine, à faire de l artivisme, en réunionant, manifestant, chantant, dansant, criant…
CONCRÈTEMENT, CA DONNE QUOI ?
Ça fait plus d'un an qu'on est sur cette aventure qui avance.
On a récolté une centaine de témoignages, des tonnes de photos, des dessins et articles en pagaille.
Mais on en veut encore plus pour atteindre la diversité de cette lutte.
En termes de structure, on part sur une trame chronologique et une trame thématique.
Et pour les témoignages, ça sera une anonymisation totale des témoignages pour ne mettre personne en avant ou en arrière.
Comme on est conscient.e.s qu il faudrait des tomes pour tout mettre, on prévoit aussi un site internet pour que cette œuvre collective soit accessible à tous.tes.
A QUI S ADRESSE CET APPEL ?
A quiconque :
ayant lutté contre cette autoroute que ça soit le temps d'une manif, d'un passage éclair, d'une occup, d'une saison, de plusieurs années, par intermittence.
ayant lutté directement dans les manifs, devant les keufs, sur les chantiers, au sein des équipes juridiques dans les actions légales, com, soin,... ou indirectement en proposant des lits, douches, lieux de vie, des machines à laver, de l'eau, de la nourriture, des impressions, et tous ces autres "petits trucs" qui ont fait grandement avancé cette lutte collective..
On aimerait avoir différentes perspectives, transcrire pourquoi et avec quoi les personnes sont venues ou parties ou revenues de cette lutte au fil de l'avancée des travaux, de la répression grandissante et de la population changeante.
COMMENT CONTRIBUER À CE PROJET COLLECTIF ?
Vous pouvez :
répondre au formulaire en ligne : tinyurl.com/a69livre
DE QUOI AVONS NOUS BESOIN ?
De photos (sans droits d'auteur.e, uniquement avec le consentement des personnes visibles)
De dessins
De tutos
De textes/récits/analyses critiques
De témoignages
MOT DE LA FIN
On est parti.e.s pour une autre grande aventure, celle de la retranscription de cette lutte, sous toutes ces facettes qu'elles soient victorieuses, gourmandes, culottés, déter, joyeuses ou difficiles, douloureuses, pénibles, tristes,...
Ça va prendre du temps tout ça, on espère une sortie du bouquin fin 2027.
Nous faisons ce projet car ça nous fait du bien et qu'on voit une pertinence politique. Nous ne sommes pas pro et c'est beaucoup de pression de la part du groupe, donc svp soyez bienveillant.e.s avec nous, on fait de notre mieux <3<3
En espérant que le bouquin vous plaira, bisous, le comité d'édition
RDV à la mobilisation nationale contre l'inauguration de l'A69 les 9, 10 et 11 Octobre 2026
Refusons de faire un pas de plus vers un monde autoritaire et sans contact
L'obligation de facturation électronique, dont la mise en application débutait en ce mois de septembre 2026, suscite de vives inquiétudes et oppositions chez nombre de paysan.nes, artisan.es, commerçant.es, auto-entrepreneur.euses, associations et petites entreprises touchées par la réforme.
En effet, à compter du 1er septembre 2026, l'ensemble des entreprises (y compris exemptées de TVA, et quels que soient leur taille, chiffre d'affaires, forme juridique ou régime d'imposition) ainsi que certaines associations (assujetties à la TVA) sont sommées de s'inscrire sur une plateforme électronique agréée privée afin de recevoir des factures électroniques - sans cela elles ne pourront plus régler leurs factures. Parallèlement, l'émission de factures électroniques s'applique dès cette même date aux moyennes et grandes entreprises. D'ici le 1er septembre 2027, l'obligation d'acquérir un logiciel compatible pour émettre les factures sera étendu aux PME, TPE et micro-entreprises : elles ne pourront plus émettre de facture par un autre moyen.
Traçabilité et automatisation : un nouveau système au service de l'État
La facturation électronique n'est pas le simple passage d'une facture papier à un « fichier PDF » envoyé par mail. Il s'agit d'un nouveau pas vers un système de transaction automatisé, qui consiste dans la centralisation numérique de l'ensemble des données de transaction auprès de l'administration fiscale. Cette collecte massive de données relatives à l'activité des entreprises du pays en temps réel ouvre non seulement la voie à davantage de traçabilité et contrôle social des structures les plus vulnérables, mais également à de nouvelles possibilités d'automatisation de la finance et de pilotage de l'économie par l'IA.
Les plus petites structures et les travailleurs indépendants en danger !
L'accumulation des démarches administratives à distance, que l'État prétend réduire à un « simple clic », représente en réalité une profonde transformation des pratiques dont les impacts se font ressentir surtout sur les acteurs économiques les plus fragiles. Comme le résume la Confédération Paysanne dans un communiqué du 26 août 2026 :
En effet, cette réforme nous impose des contraintes disproportionnées, loin des objectifs de simplifications. La charge administrative supplémentaire, pour des fermes sans service dédié, est loin d'être marginale et risque de provoquer de nouvelles victimes parmi les paysan.nes déjà affaibli.es. La réforme engendre des coûts directs et indirects : abonnements aux plateformes privées, mise à niveau ou acquisition de logiciels compatibles, coûts de formation ou d'accompagnement, temps non productif consacré à la transition. Ces coûts, absorbables pour les grandes entreprises, représentent un poids disproportionné pour les petites structures, déjà fragilisées par les fluctuations économiques, l'inflation et les charges croissantes [1].
Chantage et pression financière pour forcer à la bascule numérique
Au nom de la « simplification administrative » et de la lutte contre la fraude fiscale ici orientée vers les plus pauvres, l'État renforce en réalité ses moyens de contrôle sur des petites structures en exigeant d'elles de rendre traçable l'intégralité de leurs échanges marchands, sous la menace de sanctions financières plus que persuasives [2]. Cette pression et cette criminalisation financière pour forcer à la bascule numérique des facturations s'attaque à la survie même des structures et se déploie donc à marche forcée sans débats ni moyens pour s'y opposer.
Explosion des inégalités et risques accrus de renoncement à son activité
Nombre de petites entreprises n'ont à l'heure actuelle que très peu recours à l'informatique et fonctionnent essentiellement par des échanges directs de factures de personne à personne. L'obligation numérique va accentuer les inégalités entre les personnes qui peuvent « s'adapter » d'un côté, et celles qui subissent la « fracture numérique » de l'autre - qui seront même pour certaines contraintes d'abandonner leur activité, ou de l'exercer de manière parallèle et précaire. Une enquête du Défenseur des droits de 2025 démontre en effet que plus d'un usager sur deux ne parvient pas à réaliser ses démarches en ligne, quel que soit son âge ou sa catégorie socio-professionnelle [3]. Ce constat est partagé par l'association Solidarité Paysans, qui qualifie même cette réforme de « remembrement administratif [4] » .
Quant aux personnes qui revendiquent le droit à la déconnexion pour des raisons politiques, conscientes des ravages écologiques, sanitaires, sociaux occasionnés par l'informatisation du monde [5], la nouvelle perte d'autonomie engendrée par cette réforme aura pour conséquence toujours plus de perte de sens au travail.
Un système de facturation indirect qui profite au privé et qui fragilise la sécurité des données
Les réels bénéficiaires de cette réforme seront sans surprise les sociétés privées impliquées dans la gestion des plateformes électroniques de facturation, là où jusqu'à présent il y avait nul besoin d'intermédiaire : banques, cabinets comptables, multinationales de l'informatique et autres start-ups éditrices de logiciels… Ainsi, un nouveau marché de service payant se met en place, offrant des perspectives lucratives grâce à la collecte des données transactionnelles, véritable carburant du déploiement de l'Intelligence Artificielle.
Du point de vue de la confidentialité des données générées sur les plateformes, la centralisation numérique de volumes massifs d'informations financières expose les entreprises à des risques accrus de cyberattaques. Cela s'est déjà confirmé avec le cas de la fuite de données de Welyb, une plateforme collaborative très utilisée par les cabinets comptables français, victime d'un incident de sécurité le jour même de l'entrée en vigueur de la facturation électronique.
Impasse écologique et crise climatique
L'incitation à l'équipement en terminaux numériques ainsi qu'à la production et au stockage massif de données est une gabégie écologique et financière. En 2025, le sommet de l'IA et le sommet Choose France ont soulevé plus de 200 milliards d'euros afin de déployer plus d'une soixantaine de datacenters sur l'ensemble du territoire d'ici 2035, énergivores en ressources, voraces en terres et très polluants (pollution chimique aux PFAS, îlots de chaleur impactant la faune et la flore, pollution sonore…). Alors que l'urgence climatique se fait toujours plus ressentir, les records de chaleur et sécheresse enregistrés depuis juin 2026 l'ayant encore rappelé, il s'agirait plutôt de dénoncer la fuite en avant technologique, et de s'orienter vers une nécessaire désescalade numérique [6].
Contre cette réforme inutile et délétère, rejoignez la contestation !
De nombreuses contestations se font entendre : à l'échelle locale (comme c'est le cas en Ardèche, en Ariège, dans le Tarn, en Corrèze, ou encore dans le Pays de Redon [7]), des collectifs de citoyen.nes se montent, organisent des réunions publiques pour informer la population, et tentent de se mobiliser pour refuser collectivement la facturation électronique. Plusieurs organisations professionnelles ont exprimé leur opposition à la réforme, comme la Fédération Nationale des Marchés de France [8] ou la Confédération des Commerçants de France [9]. À l'échelle nationale, plusieurs pétitions ont été lancées, dont l'une est très médiatisée [10] et est actuellement en voie d'examen par la commission des affaires économiques. Un recours collectif en justice contre la généralisation de la mesure est également considéré.
Nous pouvons, dès aujourd'hui :
• informer et nous regrouper afin de lutter contre l'individualisation et d'avoir plus de poids collectivement, • refuser de nous inscrire sur les plateformes - nous disposons d'un délai de 3 mois après une éventuelle mise en demeure concernant la non-inscription sur les plateformes pour nous organiser (de plus, le gouvernement a annoncé qu'il n'y aurait pas de sanctions jusqu'à fin décembre), • demander aux plateformes des engagements qu'elles ne pourront tenir (protection des données, lutte contre le changement climatique, etc) ; écrire à la DDFIP pour expliquer notre refus (demandez-nous des modèles de lettre type), • interpeller les élus au niveau local et national, afin d'ouvrir un véritable débat public et d'obtenir un moratoire sur cette obligation.
Refusons de céder au matraquage de l'administration, ne cédons pas plus de terrain à l'empire de la Tech, aux logiques d'informatisation, de standardisation et centralisation.
Défendons la simplicité, l'autonomie, et la sobriété dans un monde qui tend à se complexifier.
Plus nous serons nombreux et nombreuses à mettre du sable dans les rouages de leur machine, plus nous aurons de la force !
Non à la facturation électronique Grand Est
nonfegrandest chez proton.me
Version page par page pour lecture sur écran :
Version cahier imprimable en brochure en recto-verso
[1] « Facturation électronique : une réforme à adapter aux réalités du monde agricole », communiqué de presse de la Confédération paysanne, 26 août 2026.
[2] En cas de non-respect, elles s'exposent à une mise en demeure, puis à une amende de 500 euros si aucune plateforme n'a été choisie dans les trois mois, portée à 1 000 euros par trimestre tant que la situation n'est pas régularisée. Le défaut d'émission d'une facture électronique est puni de 50 € par facture ; le défaut de transmission à l'administration fiscale des données de vente à des particuliers puni de 500 € par transmission.
[3] « Relations des usagers avec les services publics : quelles difficultés d'accès aux droits ? », Enquête du Défenseur des droits, 13 octobre 2025.
[4] « Facturation électronique : un remembrement administratif qui ne dit pas son nom », Association Solidarité Paysans, 16 juin 2026.
[5] Manifeste contre la gestion et la numérisation de nos vies, Collectif Écran Total, Éditions La Lenteur, 2026.
Face aux problèmes dans les bahuts (classes surchargées, absence de profs, difficultés d'emplois du temps, etc.), des lycéens et lycéennes prennent la rue et bloquent leurs lycées.
Un peu partout en France, ça s'agite dans les lycées. Il faut dire qu'après de multiples coupes budgétaires, l'éducation nationale est un beau bordel : difficultés d'emplois du temps, absence de profs, classes surchargées, manque de matériel, peu ou pas de suivi des enfants handicapés et en difficulté du fait du manque d'AESH, salaires de misère et contrats précaires, etc.
Le contexte plus global joue aussi, avec des lycéens et lycéennes qui mettent en avant leur refus de l'exploitation à laquelle ils et elles sont promis (ce n'est pas pour rien que c'est d'abord dans les quartiers populaires que le mouvement a pris), le serrage de vis du pouvoir et le racisme de plus en plus débridé, les ravages industriels... Ce ne sont pas les raisons qui manquent !
Dans le Val-d'Oise, le blocus du lycée René Cassin ce mercredi 23 septembre a donné le coup d'envoi à un mouvement qui touche désormais de nombreux établissements. Vendredi 25 septembre, les lycées Arthur Rimbaud et Simone de Beauvoir à Garges-lès-Gonesse, Maryse Condé et Jean-Jacques Rousseau à Sarcelles, Pierre Mendès France à Villiers-le-Bel, René Cassin à Gonesse, ou encore des établissements de Domont et Beaumont-sur-Oise étaient tous bloqués par les élèves.
Face à cela, le pouvoir a choisi la répression. Il ne faudrait pas que ça prenne... De nombreux élèves ont été placés en garde-à-vue suite à des interpellations violentes, avec placage au sol et tabassage. La police a par ailleurs chargé à de nombreuses reprises les élèves mobilisés de Jean-Jacques Rousseau et Maryse Condé tandis que des tirs de flashball ont eu lieu devant René Cassin. Laurent Nunez, ministre de l'intérieur, revendiquait 164 interpellations en une journée. De leur coté le rectorat et les directions d'établissement participent à la répression (appels aux flics, fouilles de sacs, menaces, procédure d'alerte intrusion et de confinement, etc.).
Débuté en région parisienne, et particulièrement en Seine-Saint-Denis, le mouvement s'est propagé en province, à Lyon, Lille, etc. Des appels à blocage ont été lancés pour cette semaine dans différents bahuts de différentes villes. C'est le cas par exemple à Caen.
Ricochets fait partie du réseau Mutu et les sites web de cer réseau sont les cibles d'attaques informatiques incessantes. La plupart d'entre elles sont le fait de robots qui explorent constamment Internet à la recherche de machines vulnérables afin de pouvoir les utiliser pour envoyer du spam, miner des cryptomonnaies ou mener d'autres attaques, par exemple. Mais comme beaucoup d'autres serveurs et sites militants autohébergés, nous devons aussi faire face à des attaques plus ciblées, menées ou commanditées par celleux que le contenu de nos sites dérange (et ça fait un paquet de monde !).
Ce qu'il s'est passé
Mercredi 30 septembre, Ricochets.cc a été victime d'une attaque informatique vers 8h du matin. Le-la pirate a exploité une vulnérabilité d'un des plugin utilisé par le système de publication du site, Spip, ce qui lui a permis d'exécuter du code arbitraire sur le serveur.
D'après les informations techniques, les pirates ne sont pas parvenus à toucher d'autres site hébergés, mais ils ont tout de même pu installer une porte dérobée sur le serveur, qui a été détectée et supprimée dans la matinée.
Le site Ricochets a été mis hors ligne quelques heures, le temps de s'assurer qu'il n'y avait pas d'autres portes dérobées et de pouvoir mettre en place des contre-mesures suffisantes pour bloquer l'exploitation de la vulnérabilité utilisée et empêcher d'autres attaques similaires.
Les pirates ont peut-être pu lire la base de données de Ricochets.cc (qui contient notamment le pseudo et l'adresse email des auteurices, ainsi que le haché de leur mot de passe).
Nous ne savons pas de qui il s'agissait, et nous ne savons donc pas grand-chose de leurs motivations ni de quelles informations ielles recherchaient.
Dans le doute, il est prudent de changer les mots de passe d'accès à vos comptes auteurices sur Ricochets dès que possible.
La base de donnée contient notamment certaines informations sensibles (et que les pirates ont donc potentiellement récupérées) :
les « hachés » des mots de passe (voir plus bas), les adresses mail et les pseudos des auteurices inscrit·es sur le site
les adresses mail des personnes inscrit·es à la newsletter du site
les auteurices des articles (s'ielles n'ont pas été retiré·es de la liste)
les messages de modération et les éventuels messages internes du site
Cependant, les bases de données ne contiennent pas :
les adresses IP (ni des auteurices, ni des lecteurices, ni de qui que ce soit)
les mots de passe en clair
Quelques précisions à propos des mots de passe : comme mentionné plus haut, ils ne sont pas stockés « en clair » (c'est-à-dire lisibles directement), mais sous forme de « hachés ». Cela veut dire que, avant d'être stockés dans la base de données, ils sont passés dans une moulinette (une « fonction de hachage ») qui les rend complètement illisibles et irrécupérables. Obtenir le haché d'un mot de passe ne permet donc pas de retrouver celui-ci directement.
Par contre, rien n'empêche une personne qui connaît le haché d'un mot de passe d'essayer de deviner celui-ci : à chaque essai, ielle prend un mot de passe possible, le passe à la même moulinette, compare avec le haché dont ielle dispose, et, si les hachés sont les mêmes, c'est qu'il s'agissait du bon mot de passe. Bien sûr, chaque essai prend un peu de temps, mais un ordinateur standard est déjà capable d'en faire plusieurs milliards par seconde. Donc si le mot de passe est « faible » (c'est-à-dire trop court, un mot du dictionnaire, un mot de passe déjà fréquemment utilisé par d'autres personnes, ou une variation de c3rt41ne5 let7r3s), il pourra finir par être retrouvé, nettement plus vite que si la personne essayait les mots de passe directement sur le site, en essayant de se connecter à chaque fois.
Ce que ça implique pour les auteurices et lecteurices des sites
Pour les lecteurices et visiteureuses des sites concernés, aucune information personnelle n'a pu être dérobée, car nous n'en stockons aucune dans les bases de données.
Pour les personnes qui sont inscrites à la newsletter, les pirates ont potentiellement récupéré votre adresse mail. Il est peu probable qu'ielles en fasse grand-chose, mais si c'était le cas, ça pourrait par exemple prendre la forme d'une tentative d'hameçonnage (ou « phishing »), comme un mail se faisant passer pour le collectif de modération du site en question et vous demandant des informations personnelles. Si cela arrive et que vous avez des doutes, vous pouvez par exemple écrire au collectif de modération (sans faire « répondre au mail » mais en reprenant l'adresse du collectif directement depuis le site) pour leur demander confirmation que ça vient bien d'elleux.
Enfin, pour les auteurices et contributeurices qui ont un compte sur ces sites, nous vous recommandons vivement de changer le mot de passe de celui-ci. S'il s'agit d'un mot de passe que vous utilisez aussi pour d'autres choses (par exemple pour accéder à votre boîte mail), il est plus prudent de le changer là aussi et, si possible, d'utiliser des mots de passe différents à chaque fois.
Aussi, si votre compte est toujours indiqué comme auteurice d'un article sensible (communiqué de renvendication d'action, de sabotage, d'incendie, etc.), il est possible que cette information finisse par tomber entre les mains des flics. Nous recommandons alors d'arrêter au plus vite d'utiliser cette identité numérique (pseudo et adresse mail) afin d'éviter que les flics puissent collecter plus d'informations sur cette identité et risquer de vous retrouver.
Pour une réduction des risques numériques collective
Dans un contexte international dans lequel les forces capitalistes, réactionnaires et fascistes sont prêtes à tout pour parvenir et se maintenir au pouvoir, les sites d'informations autonomes et radicales comme ceux du réseau Mutu sont voués à être de plus en plus souvent pris pour cibles par des groupes ou des organisations dont les moyens nous dépassent. L'augmentation du nombre de tentatives d'attaques contre nos sites et notre serveur au moment du No-G7 à Genève en est un témoin criant, par exemple.
Et si nous faisons bien évidemment de notre mieux pour protéger les informations que nos contributeurices nous confient, il n'en reste pas moins que l'outil informatique ne constituera jamais une protection absolue, qui plus est avec le développement récent d'outils d'IA spécialisés en analyse de code, qui facilitent grandement la recherche de vulnérabilités pour les pirates.
Il est cependant possible de compenser cela en minimisant, individuellement et collectivement, les traces et les données sensibles que l'on peut laisser sur des sites comme les nôtres et sur Internet en général. Ainsi, par exemple :
Toujours consulter les sites en utilisant le Navigateur Tor, qui permet à la fois de masquer son adresse IP et d'éviter de dévoiler à son fournisseur d'accès à Internet quels sites on visite. Ou, mieux encore, utiliser le système Tails, qui réduit au maximum les traces que notre ordinateur peut laisser sur Internet.
Utiliser un pseudonyme et une adresse mail dédiées spécifiquement pour son compte auteurice sur un site du réseau ; voire avoir plusieurs comptes avec plusieurs pseudos et adresses mail différentes (en fonction du sujet des articles que l'on poste, par exemple, pour éviter les risques de recoupements) ; voire enfin utiliser une identité « jetable » pour chaque nouvel article (avec un pseudonyme à usage unique et une adresse mail jetable comme sur https://yopmail.com ou https://www.guerrillamail.com), notamment pour les articles où le risque de répression est le plus grand.
Utiliser un gestionnaire de mots de passe tel que KeePassXC afin de pouvoir utiliser des mots de passe longs, parfaitement aléatoires (et donc plus sûrs), différents pour chaque site, pour chaque identité, sans avoir besoin de les retenir. Dans des contextes où l'enjeu de confidentialité est moins critique, il est aussi possible d'utiliser le gestionnaire de mots de passe en ligne BitWarden. Cependant, cela signifie que vos mots de passe – chiffrés, certes – restent stockés sur leur infrastructure, ce qui les rend potentiellement plus vulnérables.
De nombreuses ressources sur le sujet de la réduction des risques numériques sont aussi disponibles sur Internet ou sur la table de votre infokiosque favori. Par exemple (liste carrément non exhaustive) :
Sans ses contributeurices, sans ses lecteurices, le réseau Mutu n'est rien. Nous vous sommes reconnaissant·es de la confiance que vous nous faites en consultant nos sites et en les utilisant pour relayer vos informations, vos actions, vos événements ou vos communiqués. Il est important pour nous d'honorer cette confiance en tâchant au mieux d'éviter de vous mettre en danger ou de vous exposer à la répression, qu'elle vienne des flics ou des fachos.
Nous espérons que ce piratage n'aura de conséquences fâcheuses pour personne.
Nous espérons aussi que les quelques pistes évoquées plus haut nous permettront à toustes, collectivement, de réduire les risques que nous prenons lorsque nous utilisons les outils informatiques, ceux du réseau Mutu comme les autres.
Ce n'est plus une simple colère scolaire, c'est le soulèvement méthodique d'une génération à qui l'on a tout confisqué : les moyens dans l'éducation, les espaces de fête, l'air respirable et l'avenir…
Ici, à Rennes, l'embrasement gagne du terrain. À l'université, la colère a franchi un cap : les premières barricades s'érigent et les accès se verrouillent. Face aux flics et au mépris des institutions, les étudiant·es refusent de courber l'échine. Leurs revendications sont claires : stop au sous-investissement chronique qui laisse les bâtiments tomber en ruine et fin du massacre de leurs conditions d'étude et de vie — un constat d'urgence rappelé sans détour par Héloïse Lefebvre Milon, secrétaire générale de l'Union Étudiante. Face à la précarité organisée et à l'austérité budgétaire, la jeunesse rennaise a choisi l'offensive et l'action directe.
Face à la contestation légitime, la réponse du pouvoir n'est plus politique, elle est violente et militaire. Depuis quarante-huit heures, le bilan de la sauvagerie policière glace le sang : à Saint-Ouen-l'Aumône, Eden, 14 ans, a eu la mâchoire broyée par une grenade tirée en tir tendu.
Privée de moyens, d'écoute et d'avenir, l'évidence s'impose : nous sommes face au cri de révolte d'une jeunesse qu'on étrangle.
Quand l'État tire sur les adolescent·es, il perd toute légitimité. L'illusion du dialogue social est morte.
À Lyon comme ailleurs, la réponse de la rue commence à s'ajuster à la violence subie : le commissariat et les symboles de l'autorité ne sont plus des sanctuaires inviolables, mais les cibles directes d'une jeunesse acculée qui n'a plus rien à perdre. La peur a changé de camp.
Allons-nous continuer à regarder nos petit·es frères et sœurs, nos camarades et nos enfants se faire massacrer par une police en roue libre ?
Finie la comédie des négociations. Quand une république tire sur ses enfants pour faire respecter son ordre pourri, la seule issue légitime, c'est l'offensive et le blocage intégral. À bas leur paix sociale : arrêtons le pays, immédiatement.
L’assemblée anticarcérale, c’est quoi ? C’est un espace pour parler, s’informer, et s’organiser contre toutes formes d’enfermement et la taule en particulier.
Cette assemblée a d’abord eu pour objectif de lutter contre la construction de la nouvelle prison de Muret, ce qui ferait de Seysses-Muret un des plus grands centres pénitentiaires d’Europe. Depuis, nous avons élargi les objectifs de cet espace à la lutte contre la taule en général.
Plusieurs évènements ont déjà été organisés par l’assemblée - cantine, manif, ateliers d’écriture, discussions publiques, etc. - et on souhaite continuer en force cette année.
Nous nous sentons concernées de près ou de loin par la prison en tant que proches de personnes incarcérées, d’anciens taulard.es et personnes qui luttons contre la taule et son univers d’enfermement et d’humiliation. L’idée est de se réunir pour porter des initiatives autonomes, sur des bases anticarcérales et anarchistes. Nous ne sommes ni un collectif ni un groupe politique en tant que tel mais bel est bien une assemblée ouverte où les compagnon.nes/toute personne peuvent venir porter des réflexions et des propositions d’organisation contre la taule, que ce soit par des discussions ou des propositions d’action.
On veut se donner de la force contre la taule qui pèse sur plein d’aspects de notre vie, ne pas se laisser abattre par la vengeance de l’état et tout faire pour enrayer cette machine répressive.
Parce que la prison constitue une torture qui isole et bousille le corps et l’esprit, quelles que soient les conditions, on ne veut pas que davantage de personnes soient enfermées, ni que quiconque soit enfermé tout simplement. On ne veut pas d’une société qui a besoin d’enfermer, d’humilier et de punir. On ne pense pas non plus que la justice pénale puisse résoudre ou réparer quoi que ce soit, ni que le droit ou la loi puissent changer quelque chose puisqu’ils produisent les moyens d’enfermement.
La logique punitive tue et blesse dans les chairs, les plus pauvres, les marginaux, celles et ceux qui sortent du rang, et elle ne rend service qu’à l’État et à ses intérêts capitalistes.
Aujourd’hui, on vous appelle à venir nous rencontrer, et peut être nous rejoindre pour lutter ensemble contre la taule.
RDV le mercredi 7 octobre à 18H30 au 1 impasse Lapujade, avec du goûter pour les plus téméraires ;)
Ni barreau, ni frontière,
Liberté pour tous.tes
Pour toute question, demande de renseignement ou proposition, l’assemblée est joignable à l’adresse mail suivante : [email protected]
Dans le prolongement des dernières AG anarchiste qui ont eu lieu en septembre, nous appelons à une quatrièmeAssemblée anarchiste le mardi 20 octobre à 19h30 à la Maison du Peuple.
Nous avons commencé à échanger des infos, des idées, des envies. Certaines idées sont en cours de travail. Rien n’est définitivement fixé: toute idée, toute proposition de perspective, peut toujours être amenée, discutée et mise en oeuvre. Nous souhaitons faire notre possible pour rendre cet espace ouvert, révolutionnaire et sans chef.fe.
Rdv le mardi 20 octobre 2026 à 19h30 à la MDP – maison du peuple, pour continuer d’en parler. espace accessible PMR, WC, RDC, proche tram Mairie de Doulon