Quelle joie, quel bonheur que celui de l’école buissonnière. Sortir des journées harassantes de cours, des injonctions des profs, des proviseurs, des parents, de parcours sup et tout ce que ce monde de merde nous impose et se sentir enfin libre de vivre hors les murs. Bloquer, saboter un temps les rouages de la machine qui veut faire de nous des individus obéissants, résignés à suivre à l’ordre de ce monde.
Que l’on soit lycéen, étudiant, travailleur avec ou sans emploi, retraité ou je ne sais quoi,
se sentir vivant en détruisant ce qui nous opprime, c’est le premier chemin vers la liberté.
Et pourtant les obstacles sont nombreux, des flics qui jouissent à mutiler aux médias qui se font le relais de la propagande Etatique en passant par les directions syndicales qui veulent à tout prix canaliser la rage en revendications ou encore les partis politiques qui jouent aux pacificateurs.
Chacun joue sa partition et n’espère qu’une chose, le retour à la normale. C’est pourtant sortir de cette normalité qui nous procure la joie, se retrouver ensemble dans la subversion.
En finir avec la classe capitaliste qui est en train de détruire les conditions même de la vie humaine sur terre est un devoir. Cette même classe qui impose un travail de forçat à l’immense majorité de la population tout en s’accaparant le fruit de ces millions d’heures de travail. Détruire le travail c’est retrouver du temps pour soi, pour le collectif, c’est arrêter de produire des marchandises inutiles qui sont responsables de la pollution, de la destruction de la biodiversité et du réchauffement climatique. C’est aussi porter un coup fatal à la classe des parasites.
Pourquoi se limiter à des revendications alors que nous pouvons tout prendre.
Un anarchiste, plus du tout lycéen.