Rendez-vous le 8 octobre à 10 h devant le stade Max Rousié (28 rue André Bréchet, Paris 17e) où se tiendra un salon de recrutement de l’armée en partenariat avec France Travail



NI CHAIR À PATRONS, NI CHAIR À CANONS

La loi Plein Emploi a transformé le service public de l’emploi en une vaste entreprise de contrôle, de coercition et de criminalisation du chômage. L’inscription obligatoire à France Travail de tous-tes les privé-es d’emploi relève d’un fichage à grande échelle de la population. L’objectif est bien sûr de saturer le marché du travail et d’imposer n’importe quel emploi à n’importe quelles conditions afin de tirer les salaires vers le bas pour ainsi satisfaire les seuls besoins des patrons.

Pour mettre en œuvre sa politique de contrôle et de criminalisation du chômage, le gouvernement renforce régulièrement son arsenal de sanctions à l’égard des chômeur-es. Le décret du 30 mai 2025 sur le nouveau régime de sanctions a été un virage particulièrement brutal et s’étend dorénavant aux franges les ptus précaires de la société comme les allocataires du RSA. À chaque étape de la criminalisation des privé-es d’emploi, les nouvelles mesures et contraintes franchissent un nouveau seuil d’indécence.

POUR L’ABROGATION DE LA LOI PLEIN EMPLOI

Et à présent, le président Macron et son gouvernement Lecornu passent à une nouvelle étape de la gestion du chômage et utilisent France Travail pour militariser le pays et organiser l’enrégimentement de la jeunesse. Alors que Parcours Sup permet de verrouiller l’accès aux études supérieures, les salons de recrutement s’enchaînent. Cette année, 120 000 jeunes ont été éjecté-es du parcours universitaire. Une manne comme une autre pour grossir les rangs d’une jeunesse sacrifiée et rendue disponible pour les besoins de l’armée.

Pendant ce temps-là, France Travail analyse ses fichiers pour dresser des listes de jeunes sans qualification, et les convoquer pour les envoyer dans les salons de recrutement. Alors que l’Assemblée nationale a voté en mars dernier un texte visant à renforcer la place de la défense nationale dans le parcours scolaire, nous devons rappeler haut et fort que nous ne voulons pas livrer notre jeunesse ni à la précarité, ni à l’armée.

CONTRE LA MILITARISATION DE LA JEUNESSE

Nous exigeons :

  • Le retrait immédiat de l’armée de tout lien institutionnel avec France Travail ou tout forum d’insertion ou d’emploi. Entrer dans l’armée n’est pas une solution à la précarité.
  • La garantie que les politiques d’insertion sociale, d’emploi et de formation soient fondées sur des droits et non sur des orientations militaires ou coercitives.
  • Des moyens pour les services publics, pas pour la guerre : les mittiards alloués actuellement à la défense doivent être réorientés vers l’éducation, la santé, la justice sociale et la transition énergétique.
  • L’abrogation de la loi Plein Emploi et du décret sur le renforcement du contrôle et des sanctions.

RENDEZ-VOUS LE 8 OCTOBRE À 10 H DEVANT LE STADE MAX ROUSIÉ, 28 RUE ANDRÉ BRÉCHET,
75017, MÉTRO PORTE DE SAINT-OUEN

où se tiendra un salon de recrutement de l’armée en partenariat avec France Travail

LES JEUNES ET LES PRÉCAIRES NE SONT PAS DES INSTRUMENTS DE GUERRE