C’est quand ça bouge qu’il faut bouger. Les lycées sont en feu. Mais l’agitation n’est pas que francophone. Depuis un mois suite à l’augmentation du prix du carburant des révoltes, des grèves, des blocages ont éclaté.
Il y a un an le mouvement de la Gen Z secouait plusieurs pays du monde et emportait avec lui le gouvernement népalais. Quelques mois avant la dictature de Bachar al-Assad tombait. Ce ne sont que quelques exemples. Il se peut qu’une éruption couve. Espérons qu’elle fasse irruption dans la monotonie béate qui nous était promise en cette année de campagne présidentielle.
Ça parle du 17 octobre. Que c’est loin ! C’est tout de suite que ça bouge. La révolte n’a pas d’agenda et, encore mieux, elle n’est pas encore sous contrôle des syndicats. Il y en a qui joue à Madame Irma, pour qui les jeux sont faits alors que les cartes ne sont même pas encore sorties du paquet. Les choses seraient pilotées par des FAFs ou LFI ou… Vous ne retenez aucune leçon ? C’était la même pendant les gilets jaunes. Combien de révolutionnaires ont attendu en prétendant que c’était un mouvement poujadiste, d’extrême droite, etc ? Certes ça l’a été par moment, par endroit et il s’agit de lutter contre. Mais pour lutter contre il faut se bouger, y aller, par ce que les choses ne se résumaient pas à ça et ce n’est pas le cas dans ce qui couve actuellement non plus. Ceci dit l’époque est la confusion et si nous, révolutionnaires anti-autoritaires, nous ne diffusons pas nos idées et pratiques dans leur entièreté, alors comment pourrions-nous espérer que la révolte prenne une tournure qui nous sied ?
Alors se jeter dans la mêlée et y porter des coups. Rejoindre sans se dissoudre. Être avec et contre. Agitons nos perspectives depuis et au milieu de l’agitation. Parce que si nous ne le faisons pas, personne ne le fera à notre place.