Face aux problèmes dans les bahuts (classes surchargées, absence de profs, difficultés d'emplois du temps, etc.), des lycéens et lycéennes prennent la rue et bloquent leurs lycées.
Un peu partout en France, ça s'agite dans les lycées. Il faut dire qu'après de multiples coupes budgétaires, l'éducation nationale est un beau bordel : difficultés d'emplois du temps, absence de profs, classes surchargées, manque de matériel, peu ou pas de suivi des enfants handicapés et en difficulté du fait du manque d'AESH, salaires de misère et contrats précaires, etc.
Le contexte plus global joue aussi, avec des lycéens et lycéennes qui mettent en avant leur refus de l'exploitation à laquelle ils et elles sont promis (ce n'est pas pour rien que c'est d'abord dans les quartiers populaires que le mouvement a pris), le serrage de vis du pouvoir et le racisme de plus en plus débridé, les ravages industriels... Ce ne sont pas les raisons qui manquent !
Dans le Val-d'Oise, le blocus du lycée René Cassin ce mercredi 23 septembre a donné le coup d'envoi à un mouvement qui touche désormais de nombreux établissements. Vendredi 25 septembre, les lycées Arthur Rimbaud et Simone de Beauvoir à Garges-lès-Gonesse, Maryse Condé et Jean-Jacques Rousseau à Sarcelles, Pierre Mendès France à Villiers-le-Bel, René Cassin à Gonesse, ou encore des établissements de Domont et Beaumont-sur-Oise étaient tous bloqués par les élèves.
Face à cela, le pouvoir a choisi la répression. Il ne faudrait pas que ça prenne... De nombreux élèves ont été placés en garde-à-vue suite à des interpellations violentes, avec placage au sol et tabassage. La police a par ailleurs chargé à de nombreuses reprises les élèves mobilisés de Jean-Jacques Rousseau et Maryse Condé tandis que des tirs de flashball ont eu lieu devant René Cassin. Laurent Nunez, ministre de l'intérieur, revendiquait 164 interpellations en une journée. De leur coté le rectorat et les directions d'établissement participent à la répression (appels aux flics, fouilles de sacs, menaces, procédure d'alerte intrusion et de confinement, etc.).
Débuté en région parisienne, et particulièrement en Seine-Saint-Denis, le mouvement s'est propagé en province, à Lyon, Lille, etc. Des appels à blocage ont été lancés pour cette semaine dans différents bahuts de différentes villes. C'est le cas par exemple à Caen.