24/09 - 8h30 Rassemblement au parvis du stade Vélodrome



Ces 24 et 25 septembre 2026, le sommet de l’IA, sobrement titré :
The Great SHIFT – the Great Acceleration aura lieu au stade Vélodrome, à Marseille.
Ce sommet est naturellement organisé par notre petit Bolloré local – Rodolphe Saadé, et sera donc couvert par le média Brut ( racheté pour mémoire par la CMA CGM en septembre 2025 ).
Pendant deux jours, Présidents-directeurs-généraux, chef.fes de projet technophiles et penseur.euses complaisantes se succéderont sur la pelouse pour débiter la grande messe de l’IA.

Il faudrait pourtant commencer par souligner qu’« Intelligence artificielle », ça ne veut rien dire : c’est un terme marketing creux, qui désigne un ensemble de technologies disparates.
Pourtant, on croise l’Intelligence artificielle partout où on regarde, et quoi que l’on écoute.
Les entrepreneurs de la tech, quand ils ne s’attellent pas à concevoir des systèmes pour nous crever plus efficacement les yeux, ont visiblement à cœur de nous éblouir.

Pourquoi faire un sommet de l’IA et pourquoi l’ouvrir au public, tant les contournements démocratiques que s’aménage les entrepreneurs de la tech sont nombreux ?
Malgré l’indiscutable avancée majeure que constituerait l’IA, désignée comme vecteur révolutionnaire de l’humanité, il faut encore s’embarrasser d’acceptabilité sociale.
Bon sang, les gens sont cons ou quoi ?
En effet, si la France ( ce kidnapping linguistique qui désigne la classe capitaliste entrepreneuriale ) a besoin de l’IA pour faire fleurir son économie, les habitant.es de la France, elleux, ont semble-t-il besoin, pour commencer, de manger décemment, de se loger, de se soigner, d’avoir du temps, de ne pas vivre d’apocalypse climatique, et ainsi de suite. Les cons !
Ainsi, il va falloir urgemment convaincre ces rétifves de monter à bord du train de l’IA.
À ce sujet, nous, ( les rétifves ) n’avons de toute façon pas de billet.
Les agent conversationnels tiennent nos solitude en embuscade, les nourrissent et les encadrent ;
Les outils opérationnels vident le travail de sa substance ( déjà peu reluisante à maints égards ), et capturent les savoirs-faire,
Et les entrepreneurs de la tech, quand ils s’expriment par la bouche des décideurs publics, ont remplacé
Nous allons autoritairement imposer massivement ces usages
par Il faut que les gens comprennent, il faut absolument travailler sur l’acceptabilité sociale.
Chacun, chacune, portant religieusement sa petite pierre à l’édifice de mystification générale.

Ceux qui vont pontifier au Vélodrome sont rompus à la prestidigitation :

  • Tout mettre en œuvre pour faire advenir ce qu’on nous présentera comme étant déjà là
  • Effrayer le quidam par la puissance du progrès ( doit-on craindre un cyber-armaggedon ? ) tout en affirmant être à la pointe de l’innovation dudit progrès
  • Masquer l’avancée réelle de nouvelles technologies de guerre, de surveillance, de gestion des frontières.
  • Amplifier la prédation sur les ressources, et proposer des solutions innovantes pour mieux gérer leur raréfaction
  • Marteler la nécessité d’une souveraineté numérique de la France, tout en ne signalant pas que ses infrastructures – des datacenters en folle expansion – sont la propriété de multinationales états-uniennes, qui fonctionnent avec des puces produites à Taiwan, lesquelles sont construites avec des métaux extraits au prix du sang en RDC, qui compilent des données annotées par des travailleureuses exploitées à Madagascar, au Kenya, et dont les serveurs, qui jouissent d’une durée de fonctionnement approximative de 3 à 4 ans, finissent illégalement dans les immenses décharges à ciel ouvert au Ghana.

L’IA n’a rien de souverain – le néocolonialisme, lui, l’est bel et bien. Cocori- splash.

Ils veulent vendre Marseille sur l’autel de l’IA. Ne donnons pas aux fascistes les outils de leur prolifération.

Rendez-vous à 8h30 devant le stade Vélodrome, jeudi 24 septembre !
Dress-code : Faune anti-IA ( des bugs pour les machines, des chatons pour nos projets !)



PS :

des barres
https://aim-marseille.com/fr