Mi-mai, le préfet de Haute-Vienne et le président de Limoges Métropole ont annoncé la « candidature » de Limoges pour accueillir une nouvelle prison « modulaire » en réponse à l’annonce de Darmanin de vouloir construire rapidement 3 000 nouvelles places d’enfermement dans des préfabriqués. Droit dans ses bottes, Guérin a le mérite de la cohérence avec la ligne punitive de son parti : « On ne peut pas demander à avoir la sécurité dans ce pays et ne pas assumer de construire des prisons. C’est un choix politique. Par conséquent, on se positionne pour accueillir une nouvelle prison » (France 3, 23 mai 2025).

Pour notre part, nous assumons des idées politiques radicalement opposées et nous considérons la prison comme un problème et non comme une solution. Des siècles d’enfermement ont-ils fait diminuer les atteintes aux personnes ? Non. La prison permet-elle d’empêcher la récidive ? Non. La prison n’est qu’un instrument de notre oppression. Elle ne sert qu’à nous apeurer et nous contraindre à accepter des conditions d’existence toujours de plus en plus dures au lieu d’aller prendre l’argent là où il se trouve et de tenter de vivre une vie libre et émancipée.

Une des autres raisons avancées pour justifier cette « candidature » limougeaude pour une nouvelle taule est la vétusté de l’actuelle prison du centre-ville de Limoges. Ne tombons pas dans le panneau des rhétoriques faussement humanistes. Il n’y a pas d’enfermement à visage humain et le préfet parle d’ailleurs de désengorger l’actuelle prison mais aucunement de la détruire. Par ailleurs, le régime de semi-liberté prévu pour cette nouvelle taule, ce n’est pas un peu plus de liberté, c’est plutôt la double peine : le boulot en journée et la nuit derrière les barreaux.

Organisons-nous pour stopper dès maintenant toutes les constructions de nouvelles prisons à Landouge, à Limoges et ailleurs.
Stop à l’enfermement et aux logiques punitives.
Une prisons en plus, c’est toujours un peu de liberté collective en moins.