Rendez-vous dimanche 28 juin 2026 à 14h devant la prison des Baumettes puis de 19h à 21h écoute d’un podcast sur l’isolement carcéral dans les années 80 à Radio Galère à la Friche avec apéro et moment convivial !



La prison n’est jamais une solution

La prison ne répare, ni ne soigne, mais sert seulement à isoler.

La prison sert à détruire des familles, à briser des liens, à contrôler et mettre dans des cages les personnes que l’État considère comme indésirables dans sa vision de société.

En novembre, les Baumettes 3 ont été inaugurées, une extension de la prison de Marseille qui a ajouté 740 nouvelles places à celles déjà existantes.
Comme pour tous les projets de construction de nouvelles prisons, l’argument utilisé est la lutte contre la surpopulation carcérale et l’amélioration des conditions de détention.

Jamais aucune ouverture de nouvelle prison n’a réduit la surpopulation, elles ne servent qu’à enfermer un plus grand nombre de personnes. D’ailleurs les Baumettes 3 sont déjà remplies. L’ouverture d’une nouvelle prison n’a rien à voir avec le confort des détenu.e.s et n’améliore pas leurs conditions de vies et celles de leurs proches.
Aux Baumettes, le doublement des places dans la prison a doublé les galères des personnes qui viennent visiter leurs proches enfermé.e.s : moins de parloirs, pas d’infos sur les proches incarcéré.e.s et sur où ils sont, jamais aucune réponse de l’administration pénitentiaire.

En novembre 2026, un quartier de lutte contre la criminalité organisée devrait ouvrir dans la prison d’Aix-Luynes. Il s’agit d’une section de haute sécurité, où les personnes seront privées de vie sociale, d’air d’affection, de tout ce qui peut solliciter un des 5 sens, pour briser tout ce qui fait se sentir vivant.e.s. Un véritable régime de torture visant à étouffer les personnes et à les faire craquer, à briser les liens et la solidarité entre personnes incarcérées, et avec l’extérieur. Ces quartiers privent les personnes incarcérés de leur humanité.

C’est un fait, être enfermé·e à trois voire quatre dans des cellules prévues pour deux personnes est l’énième torture à ajouter à la liste quotidienne des horreurs que réserve la prison à ses pensionnaires : violences des matons, humiliations, enfermement, éloignement des proches... La liste est longue. Nous ne le répéterons jamais assez : chaque mort en prison est et sera toujours de la responsabilité des seuls enfermeurs !

Face à celles et ceux qui veulent toujours plus de répression,
Face à celles et ceux qui veulent toujours plus de prisons
et qui se plaignent de la surpopulation carcérale,
La seule solution c’est la liberté et la destruction de toutes les prisons !