Ce texte contre le travail a été distribué pendant la manifestation du 1er mai.
1er mai fais ce qu’il te plaît
Aux états unis dans la nuit du mardi 6 au mercredi 7 avril, en Ontario, un employé d’une entreprise de logistique incendie l’entrepôt dans lequel il travaille, faisant partir en fumée 400 000 m². Voici une belle manière de ne pas aller au travail et d’en libérer ses collègues, et de nous rappeler à quel point on devrait tous brûler notre taf. Chanel Abdulkarim est malheureusement maintenant en taule, où il fera face au travail forcé, pratique courante en prison. Nous lui envoyons tout notre soutien et solidarité. En espérant qu’un nouvel incendie lui ouvre les portes de la prison.
Un lieu de travail que l’on aimerait toustes voir brûler c’est celui des usines Renault de Cléon qui va se mettre à produire des moteur de drone kamikaze. Ici, refuser le travail c’est aussi refuser de participer à la guerre, et dans le contexte de remilitarisation travailler va de plus en plus vouloir dire participer à la guerre. Faisant du travail une entreprise encore plus meurtrière, car oui le travail tue.
En 2025, l’Assurance maladie relève 738 décès au travail en France, 764 en 2024. D’après Eurostat, 40 millions de salariés en Europe seraient affectés
par des Troubles Musculo-squelettiques, principalement des douleurs
chroniques articulaires ou au dos handicapantes. Selon Opinion way, en 2022 un tiers des travailleurs et travailleuses en France était en situation d’épuisement professionnel, dont 13% de manière sévère, soit 2,5 millions de personnes. À cela s’ajoute la somme inquantifiable des vexations au travail : le réveille qui sonne ; les ordre des chefs ; le management ; les exercices de team building ; les cadences ; la stupidité des tâches demandées ; la brisure des corps … Le travail tue aussi toute possibilité et envie d’émancipation individuelle et nous vide de tout ce qu’il y a de vivant en nous.
Le travail est un système totalitaire, chacun des aspects de l’existence est pétri par lui. Même dans le cas de son éloignement le plus radical. Son harcèlement reste constant, à la fois par ceux qui veulent te mettre au boulot et jusque même dans la nécessité de survivre. C’est aussi un très bon outil de contrôle social, surtout quand il se retrouve précarisé, permettant de contrôler ceux qui pourraient en être éloigné’es (chômeureuse, Rsaste, stagiaire, apprenti’e, handicapé’e), et de contrôler aussi ceux qui y sont bien intégré’es par le chantage et la menace de la précarité.
Le travail te fait devenir étranger aux finalité de tes activités, te fait devenir un moyen d’une fin qui t’est imposée. Refusons-le. Nous avons plein d’autres activités bien plus agréables à faire ailleurs. Et si d’aventure une activité plaisante coïnciderait avec le travail, le fait qu’elle en soit un la rend détestable.
Pour se débarrasser du travail, quelques idées en plus de l’incendie : freiner les cadences, la nonchalance, voler son employeur, l’entre-aide face au travail, la grève, le sabotage, la révolution.
Des réfractaires au travail
mèl : localapache chez riseup point net
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