Dans le cadre du cycle de rencontres "S’opposer à la guerre - s’organiser contre l’embrigadement", discussion le jeudi 9 avril à 18h30 au Bar le Rideau (17 place Pierre Roux, 13005 Mars).
La guerre, nous ne la voulons pas, mais l’ « ennemi » toujours rendu « diabolique » nous y obligerait : nous devrions être « prêt·e·s à perdre nos enfants et à « nous serrer la ceinture ». Ainsi va l’éternelle ritournelle bourgeoise du « camp du bien ».
Après un retour historique sur l’outil propagandiste à des fins guerrières, on abordera ensemble les changements d’imaginaires à l’œuvre ces derniers temps et leurs implications matérielles. Mais aussi la fabrication de la figure de l’ennemi et de camps censés être antagonistes.
Des camarades antimilitaristes assureront l’animation de la soirée et présenteront un court-métrage, La Fabrique des camps, qui servira de support à une discussion à bâtons rompus.

Un cycle de rencontres et discussions antimilitaristes
Aux quatre coins du monde les États s’arment. Les capitalistes mettent la pression pour se créer du profit et s’accaparer les ressources... Les territoires colonisés et périphériques sont les premiers à en faire les frais. Ainsi les nationalismes montent en flèche, on continue à préparer les esprits. Si les élans guerriers peuvent s’appuyer sur des volontaires, lorsque la pression est à son comble, elle s’appuie presque toujours sur la coercition des exploité·e·s, que ce soit pour les faire participer au processus guerrier (effort de guerre, enrôlements, reproduction...) ou pour les éliminer/massacrer.
Contre l’embrigadement
En France, la suspension du service militaire obligatoire est récente. Si elle constitue l’aboutissement de décennies de luttes et d’agitation, elle a aussi été l’occasion pour l’État de consolider, d’une part, les liens étroits entre armée et éducation nationale, et d’autre part de continuer à professionnaliser, technologiser et réorganiser son armée.
L’éloignement de la jeunesse des rudesses et des horreurs de la vie de caserne a mis fin aux luttes antimilitaristes. Dès lors, la stratégie de l’État a été de transformer l’image de l’armée en une présence latente au sein de toutes les écoles.
Après s’être penché·e·s sur les moyens de s’opposer aux guerres par la désertion lors du précédent cycle, nous nous demanderons comment, depuis le siècle dernier et principalement dans le contexte hexagonal, des personnes enrôlées dans l’armée ont-elles pu lutter pour enrayer cette machine mortifère.
Contre la guerre
Il y a une grosse centaine d’années, à la veille de la 1ère guerre mondiale, une partie du mouvement ouvrier se dote de mots d’ordre et de plans d’attaque pour anticiper le carnage à venir, persuadée que seuls les dirigeants et capitalistes internationaux trouveraient leur salut dans cette guerre : grève générale, sabotage, manuel anti-militariste, soutien aux déserteurs, mise en lien avec les populations des « camps » ennemis.
Aujourd’hui, avec les mutations qu’a connues le monde et la pacification sociale actuelle, que peut-on imaginer pour endiguer la militarisation ambiante ? Comment celle-ci continue de s’immiscer dans les programmes destinés à la jeunesse, dans les discours médiatiques ?
On viendra donc naviguer dans l’histoire des luttes contre la guerre et l’armée de la première guerre mondiale aux années 70, et explorer aujourd’hui les liens entre l’éducation nationale et l’armée, et les rouages de la propagande militaire et nationaliste.
PS :
Contact : marscontrelaguerre @ riseup.net
Précédentes discussions :
- Et si la rue pouvait arrêter les guerres ? Mutineries et poussées révolutionnaires en 1918 (18 janvier)
- Contre l’embrigadement de la jeunesse et le service militaire (25 février)
- Être réfractaire au service militaire dans les années 1970 en France (19 mars)