Dans la nuit du samedi 21 au dimanche 22 mars un jeune de Rillieux-la-Pape, c’est fait attaqué et mordre au cou par un chien policier. S’en est suivi plusieurs nuits de révoltes face aux keufs dans la banlieue lyonnaise. Des habitant-es appels à un rassemblement mercredi 25 mars sur le parvis de l’hôtel de Ville de Rillieux-la-Pape à 16 h contre les violences policières.



Dans la nuit du samedi 21 au dimanche 22 mars un jeune de Rillieux-la-Pape, c’est fait attaqué et mordre au cou par un chien policier. Les faits, se seraient passés avenue Général-Leclerc dans le quartier de la Velette. D’après le maire de droite fraîchement réélu Alexandre Vincendet, les fait auraient eu lieu alors que des jeunes étaient en train de s’opposer à l’arrestation d’une personne par la police pour outrage (le summum des délits arbitraires).

Le jeune homme mordu par le chien témoigne au Progrès :

Ils ont lâché un chien sur moi, sans muselière. Le chien m’a attaqué et mordu violemment. J’ai vraiment cru que j’allais mourir. Les blessures sont passées à deux doigts de la jugulaire et de la carotide. À quelques centimètres près, je ne serai peut-être plus là aujourd’hui.

Je n’arrive plus à dormir, je repense sans arrêt à la scène. J’ai mal, physiquement, mais aussi mentalement. Le sentiment d’injustice me détruit : avoir frôlé la mort et voir que rien ne change. Comme si nos vies ne comptaient pas autant..

Ce n’est pas la première fois que cela arrive dans la ville, déjà en 2018 un adolescent de 13 ans avait été violemment mordu par un chien de la police dans le quartier du Botter, là aussi dans le contexte d’une arrestation d’une personne pour outrage.

Ces événements interviennent dans un contexte de harcèlement policier continu à Rillieux-la-Pape. Le compte Rillieux Info & Actu qui a diffusé la vidéo de la morsure explique : « Depuis plusieurs semaines : contrôles répétés, interpellations jugées injustifiées, tensions permanentes. Certains s’interrogent sur le fait qu’il puisse être instrumentalisé ». De fait, cela faisait déjà plusieurs semaines que la tension montée avec les flics. Le 7 et le 9 mars des affrontements avaient éclaté et la police avait été repoussée à coup de projectiles et de feux d’artifices. Une personne aurait d’ailleurs été arrêtée et est accusée d’avoir blessé un des policiers.

Plusieurs nuits de révoltes

Dès le soir des faits, une voiture a été incendiée à l’angle de l’avenue Général Leclerc et du boulevard de Lattre de Tassigny dans le quartier de la Velette. La BST, la BAC et de la compagnie départementale d’intervention auraient été déployé. S’en serait suivi des échanges de tirs de feu d’artifice et de grenades lacrymos.

Le dimanche 22 au soir plusieurs voitures ont aussi été incendiées dans le secteur Ville Nouvelle à Rillieux-la-Pape et la CRS 83, spécialisée dans le maintien de l’ordre et basée à Chassieu a été déployé.

Dans la nuit de lundi à mardi, plusieurs dizaines de personnes ont de nouveau affronté la police. Des véhicules ont été incendiés et le lycée Albert-Camus aurait aussi été visé par des tirs de mortiers. Plusieurs slogans contre la police auraient été taggé notamment sur une enseigne Carrefour. Les flics auraient trouvé des caddies remplis de pierres par les émeutiers pour faire office de stock de munitions.

Mardi 24 les émeutes se sont propagées à Saint-Priest, Vaulx-en-Velin et la Duchère. Il y aurait eu au moins 3 interpellations à Vaulx-en-Velin. À la Duchère, un feu a été allumé au milieu de la route au niveau de la place Gisèle Halimi. Des affrontements s’en sont suivi entre la police et plusieurs dizaines de personnes.

Mercredi 25 mars, sur le parvis de l’hôtel de ville de Rillieux-la-Pape à 16 h, des habitant-es organisent un rassemblement contre les violences policières !

Allons les soutenir !