Rendez-vous dimanche 18 janvier à 14h devant le foyer des Mûriers (16 rue Fernand Léger, Paris 20e) en hommage à El Hacen Diara, tué par la police du 20e dans la nuit de mercredi à jeudi.
Soyons nombreuses en nombreux en hommage à notre frère tué par la police mercredi 14 janvier. Exigeons Vérité et Justice et organisons la solidarité contre les violences policières et le racisme.

El Hacen Diarra, 35 ans, originaire de Baydiom, en Mauritanie, a été retrouvé mort au commissariat du 20e arrondissement de Paris.
Des proches, présents au moment des faits, témoignent :
Aux alentours de 22h, El Hacen se trouvait en bas de son domicile, au foyer Les Mûriers, Père-Lachaise (20ᵉ).
Il buvait simplement un café, assis tranquillement, lorsque la police est venue vers lui.
Il a été interpellé, puis frappé, et embarqué par la police. Il est mort dans les locaux de police peu de temps après.
Hommage à El Hacen DIARRA (31/12/1990 - 14/01/2026) mort entre les mains de la police du 20e arrondissement dans la nuit du 14 au 15 janvier 2026
El Hacen DIARRA était un jeune homme mauritanien hébergé par son cousin au foyer 16 rue Fernand Léger, Paris 20e, métro Père Lachaise.
Le mercredi soir 14 janvier, à la suite du match entre le Sénégal et l’Égypte, il est descendu déposer un sac d’ordures à la poubelle. Ensuite il est sorti du foyer en shorts et tongs pour boire un café et fumer une cigarette sur le côté rue des Pruniers.
Une voiture de police est passée par là, s’est arrêtée. Une conversation avec les policiers s’est enclenchée. Les policiers ont voulu palper le jeune homme. Celui-ci a protesté et ne voulait pas que les policiers le touchent. Une bagarre a éclaté, un coup de taser est parti, des voitures de renfort sont arrivées. Le jeune homme en sang a été embarqué dans une des fourgonnettes, direction le commissariat.
Le lendemain matin, inquiète, sa famille s’est présentée au commissariat du 20e pour prendre des nouvelles. Au début les agents du commissariat ont refusé de donner des informations. Ensuite une policière les a amenés dans un autre commissariat du côté de République et on leur a dit que El Hacen était mort.
Suite à Lamine Dieng (2007), suite à Adama Traoré (2016), Liu Shaoyao (2017), Gaye Camara (2018), Aboubacar Fofana (2018), et de nombreux autres, El Hacen prend sa place dans la longue liste de victimes de l’usage disproportionné de la force mortelle par la police française et de la culture d’impunité cultivée en son sein.
Un hommage et un moment de recueillement lui sera rendu par sa famille au lieu même de l’interpellation dimanche 18 janvier à 14h.
