Dans le cadre du cycle
S’opposer à la guerre, s’organiser contre l’embrigadement

Dim 18 janvier > 17h › Manifesten (59 rue Thiers, 13001 Mars)



Saviez-vous qu’au siècle dernier, des milliers de soldats se sont mutinés car ils ne voulaient par réprimer d’autres prolos à des miliers de kilomètres de chez eux ? Que leur révolte accélera la fin de la guerre et renforça le climat insurrectionnel européen ?

Mathieu, historien de la première guerre mondiale et des mutineries de soldats, viendra nous rafraichir les idées sur les dynamiques révolutionnaires qui ont secoué cette période. À rebours de l’histoire officielle et bourgeoise, nous explorerons les mutineries de ces soldats allemands qui, en octobre 1918, basculèrent dans la révolution spartakiste plutôt que de continuer à faire la guerre. On causera aussi des révoltes de soldats français en 1919 refusant de combattre la révolution russe. Nous reviendrons sur les puissantes mobilisations des populations restées loin du front contre le massacre que leur imposent leurs dirigeants : convois d’armes bloqués, solidarité internationale, campagnes d’amnistie en faveur des milliers de mutins, etc.

Cette présentation sera l’occasion de se questionner sur les rapports historiques étroits entre guerre et révolution et de les mettre en lien avec aujourd’hui.

S’opposer à la guerre, s’organiser contre l’embrigadement
Cycle de discussions & rencontres

Aux quatre coins du monde les États s’arment. Les capitalistes mettent la pression pour se créer du profit et s’accaparer les ressources... Les territoires colonisés et périphériques sont les premiers à en faire les frais. Ainsi les nationalismes montent
en flèche, on continue à préparer les esprits. Si les élans guerriers peuvent s’appuyer sur des volontaires, lorsque la pression est à son comble, elle s’appuie presque toujours sur la coercition des exploité·e·s, que ce soit pour les faire participer au processus guerrier (effort de guerre, enrôlements, reproduction...) ou pour les éliminer/massacrer.

Contre l’embrigadement

En France, la suspension du service militaire obligatoire est récente. Si elle constitue l’aboutissement de décennies de luttes et d’agitation, elle a aussi été l’occasion pour l’État de consolider, d’une part, les liens étroits entre armée et éducation nationale, et d’autre part de continuer à professionnaliser, technologiser et réorganiser son armée.

L’éloignement de la jeunesse des rudesses et des horreurs de la vie de caserne a mis fin aux luttes antimilitaristes. Dès lors, la stratégie de l’État a été de transformer l’image de l’armée en une présence latente au sein de toutes les écoles.

Après s’être penché·e·s sur les moyens de s’opposer aux guerres par la désertion lors du précédent cycle, nous nous demanderons comment, depuis le siècle dernier et principalement dans le contexte hexagonal, des personnes enrôlées dans l’armée ont-elles pu lutter pour enrayer cette machine mortifère.

Contre la guerre

Il y a une grosse centaine d’années, à la veille de la 1ère guerre mondiale, une partie du mouvement ouvrier se dote de mots d’ordre et de plans d’attaque pour anticiper le carnage à venir, persuadée que seuls les dirigeants et capitalistes internationaux trouveraient leur salut dans cette guerre : grève générale, sabotage, manuel anti-militariste, soutien aux déserteurs, mise en lien avec les populations des « camps » ennemis.

Aujourd’hui, avec les mutations qu’a connues le monde et la pacification sociale actuelle, que peut-on imaginer pour endiguer la militarisation ambiante ? Comment celle-ci continue de s’immiscer dans les programmes destinés à la jeunesse, dans les discours médiatiques ?

On viendra donc naviguer dans l’histoire des luttes contre la guerre et l’armée de la première guerre mondiale aux années 70, et explorer aujourd’hui les liens entre l’éducation nationale et l’armée, et les rouages de la propagande militaire et nationaliste.



PS :

Prochaines dates :
jeu 26 février > La Dar > 18h30
Contre l’embrigadement de la jeunesse et le service militaire
Présentation de la cartographie « armées-jeunesse : infiltrer, recruter, séduire » par le Collectif contre la militarisation de la jeunesse et de l’école.

sam 21 mars > La Dar > 17h
Contingent rebelle
Être réfractaire au service militaire dans les années 1970 en France.