Le carnaval sauvage de Gap a dépassé les frontières : une audience inespérée.
Mais quelles frontières ? On parle de débordements, de dégradations, de tags. Ah, les tags…
Les commerçants.es, les gapançais.es, seraient scandalisé-e-s. Mais de qui s’agit-il vraiment ? Car il y a aussi toutes celles et ceux qui ont été agréablement surpris.es par autant de vie et de spontanéité.
Que ça ne soit pas du goût de tout-e-s, soit. Nous n’avons pas tout-e-s les mêmes rapport à la « stratégie ». Mais de là à considérer que ce sont les carnavaliers qui sont un problème, car ils auraient dénoncé de manière déplaisante pour certain-e-s l’horreur de la frontière et de son monde, nous considérons pour notre part que c’est ça le scandale.
C’est trop facile de pointer des boucs-émissaires quand le répression se fait plus forte, ou plutôt plus visible. Comme si nous étions responsable de la passivité des habitants.es, de la violence de l’État, de l’arrogance des politiciens et pourquoi pas du fascisme qui monte.
Car ce sont bien là les véritables problématiques qui devraient occuper nos échanges, d’autant que ça pourrait bien s’aggraver dans les semaines à venir.
Les puissants ont toujours chercher à diviser celles et ceux qui leur résistent, mais nous pouvons aussi choisir de rester uni-e-s. Car c’est en partie dans cette diversité de tactiques que réside notre force. C’est elle qui nous rend insaisissables et imprévisibles.
Nous pouvons ne pas être d’accord sur certains points, autant sur des questions de forme que de fond. Mais ne perdons pas de vue notre combat commun.
Des gent.es qui ont trouvé ce carnaval trop bien