Nous vous transmettons les infos dont nous disposons. (Mises à jour régulières au fur et à mesure...)



  • Au moins 2 détentions provisoires et des interdictions de séjour suite à la manif du 22 mai

    La justice à la chaîne bat son plein au palais de justice de Paris. Nous apprenons que 2 camarades ont été placés en détention provisoire jusqu’à leur procès qui aura lieu dans plus d’un mois, le 29 juin. Personnes interpellées dans le cortège du 22 mai. Jamais, même pendant la loi Travaille !, les consignes du parquet n’avaient été aussi bien suivies par les juges : mater la meute par la prison ! Rappelons qu’après le 1er mai, 5 prévenu-e-s avaient gagné le droit de préparer leur procès en détention (entre-temps trois ont été libéré-e-s).
    Cet après-midi, trois salles d’audiences avaient été mises à disposition de la justice d’abattage, pour traiter les cas de 50 personnes dont la garde à vue avaient été prolongée de 24h mercredi soir. Après des mises en examen visant des mineur-es prononcées hier, au moins 7 rappels à la loi ce matin (sans doute concernant des mineur-e-s), voilà un bilan partiel pour vendredi (mis à jour samedi matin) :

    • 2 personnes en détention provisoire (procès 29 juin) ;
    • 6 personnes sous contrôle judiciaire (CJ), interdites de XIIè et de communiquer entre elles en attente de leur procès le 15 juin ;
    • 2 personnes sous CJ avant leur procès (15 juin), l’une avec interdiction totale de pénétrer en Ile-de-France avec pointage en province ; l’autre avec interdiction de XIIè et de se « montrer » en manif d’ici là ;
    • 2 personnes en attente de leur procès en septembre et octobre.

    A noter que pour les 6 personnes interdites de rentrer en contact, procureurs et juges les ont chargé pour avoir refusé de cracher au bassinet pour donner leur ADN ; le proc voulait même, pour ce seul délit, des détentions provisoires !

    D’autres personnes étaient encore jugées après 20h, bilan final plus tard.
    Le groupe légal

  • trois salles pour les comparutions ce vendredi 25

    Ce sont finalement dans trois salles que les comparutions auront lieu ce vendredi 25 mai :
    salles 23.1, 23.2 et 23.3 au TGI porte de Clichy

  • salles des comparutions immédiates du 25 mai

    Les comparutions immédiates auront lieu ce vendredi 25 mai dans les salles 23.2 et 23.3 à partir de 13h30 (tgi paris 29-45 Avenue de la Porte de Clichy, 75017 Paris métro porte de Clichy)
    Soyons nombreux.ses aux côtés de nos camarades interpellé.e.s

  • Rappel : soutenez la caisse collective : tinyurl.com/stoprep2

  • RV devant le lycée H. Bouchet (20e) vendredi 25 à 17h

    La Coord a reçu un appel ce matin dont voici des extraits :

    Apéro-débat inter-établissement sur le parvis devant le Lycée Hélène Boucher Cour de Vincennes (métro Porte de Vincennes) demain vendredi 25 mai à partir de 17h

    • l’occasion de constituer un large comité de soutien et de suivi à nos élèves réprimés ;
    • l’occasion d’échanger sur les prochaines actions à mener ensemble, lycéens, parents et enseignants pour obtenir le retrait de la loi ORE et de de Parcours Sup et l’annulation des décrets portant réforme du bac et du lycée...

    Comme rappelé par les collègues de Voltaire le déroulé de la journée sur le parvis du TGI, après des AG dans de nombreux établissements, nous avons retrouvé des collègues, des parents d’élèves et des élèves de Paul-Valéry, Hélène-Boucher, Chaptal, Victor-Hugo, Arago, ainsi que de lycées du 93, Mozart du Blanc-Mesnil, Aubervilliers, Montreuil... (...) On est resté à attendre en scandant des slogans, entourés de cars de CRS en nombre mais pas d’intervention policière.

    (...) Les conséquences risquent d’être lourdes pour nos élèves (des mises en examen et pas seulement des rappels à la loi), avec l’inquiétude d’une double peine avec des sanctions administratives possibles. Le sentiment d’injustice et la colère sont énormes, alors que nul ne peut plus ignorer qu’il n’y a pas eu de détériorations dans le lycée Arago, si ce n’est celles provoquées par les forces dites de l’ordre elles-mêmes.

    Comme précisé par une magistrate, la qualification pénale la plus lourde (motif de certaines mises en examen) parle d’intrusion sans autorisation dans un établissement scolaire + participation à un attroupement dans le but de commettre un délit (sic). (...) Les 1ers résultats Parcours Sup sont tombés, les taux de réponses positives (propositions d’admission effective) sont variables d’un établissement à l’autre. Cela vaudrait le coup d’en faire un recensement comme déjà fait dans certains bahuts, avec des taux relativement bas : moyenne de 50% à Voltaire, de 34% seulement à Paul Valéry. Demain, on se retrouve pour faire le point, discuter de la suite de la mobilisation et organiser aussi un Comité de soutien à nos élèves et à leurs familles.

  • Communiqué du groupe légal Paris au soir du 24 mai

    RAPPEL : la coordination a besoin du soutien de toutes et tous : notre caisse collective peut être alimentée ici : tinyurl.com/stoprep2

    Bilan de la journée et appel à aller nombreux.ses au TGI vendredi 25 mai
    à partir de 13h

    Le scandale des gardes à vue en masse le jour de la manifestation de mardi 22 mai dernier, dans le cortège et à la suite de la tentative d’occupation du lycée Arago se poursuit.

    Aujourd’hui à 19 heures, quelques 50 personnes majeures et mineures — après 24 heures de garde à vue et 20 heures au dépôt du palais — sortaient du TGI de Paris avec des « rappels à la loi », des convocations ultérieures pour procès (avec ou sans contrôle judiciaire), mais aussi avec des mises en examen. Selon les avocat-e-s, ces dernières concernent des mineur-e-s, pour qui une comparution immédiate n’est pas prévue par la loi — ceci sous-entendant que le parquet reste donc déterminé à poursuivre des personnes qui n’avaient pour seul projet que d’organiser une assemblée générale dans un lycée !

    Demain, ce sera de nouveau à peu près le même nombre de personnes, cette fois-ci après 48 heures de garde à vue et le même temps au dépôt, qui se retrouveront dans les mêmes situations, et sans doute quelques unes jugées en comparution immédiate.

    Un déclenchement politique d’hostilités pour faire peur, pour réduire au silence, pour faire marcher droit...

    Aujourd’hui, nous étions très nombreuses et nombreux à soutenir celles et ceux qui sortaient.

    Demain soyons à nouveau nombreux.ses pour nous retrouver là-bas.

    13h devant et dans le palais de justice - Métro Porte de Clichy ligne 13 - pour soutenir les personnes en comparution immédiate et entourer nos camarades ou proches.

    Le groupe légal de la Coord anti-rep.
    [email protected] / 07 53 13 43 05

  • Premier bilan de la journée (jeudi 24 mai)

    Si la plupart des personnes interpellées sorties aujourd’hui de GAV se sont vues notifier un « rappel à la loi », on dénombre près de 25 personnes mises en examen (avec des contrôles judiciaires notamment) ! Des précisions et infos complémentaires arriveront au fil de la journée.

  • Une centaine de manifestants devant le palais de justice

    Au moins une centaine de personnes sont rassemblées devant le nouveau palais de Justice en soutien aux personnes arrétées lors de la manifestation du 22 mai et l’occupation du lycée Arago à Paris.

  • Bonne nouvelle ! A priori les gens sortent en masse avec un rappel à la loi

    Les 73 gardé.es à vue ont bien été déféré mais pour une grande partie, le procureur les a laissés sortir avec un rappel à la loi. La coordination anti répression n’a pas connaissance d’un jugement en comparution immédiate aujourd’hui.
    Pour autant nombre de personnes sont encore en GAV et risque d’être déférées demain.

  • Les flics ne laissent pas rentrer les gens dans le tribunal

    • Les audiences pour les 73 personnes commencent au TGI de Paris (2945 Avenue de la Porte de Clichy, 75017 Paris). Les flics ont donné comme consignes aux vigiles de ne pas autoriser les gens à rentrer. C’est dégueulasse.
    • La coordination anti répression reçoit beaucoup d’appels. Ils ne peuvent pas répondre à tous. Ne vous découragez pas, rappellez ! Les militants qui tiennent ces permanences sont bénévoles et font ça sur leur temps libre !