Il y a plein de raisons de lutter contre l’envahissement de nos vies par ce gadget, et des moyens très simples pour enrayer le phénomène. Un feutre suffit.



Pourquoi saboter ces trottinettes ?

  • Parce qu’elles marchandisent encore un peu plus la rue. Les voitures qui stationnent privatisent l’espace public, les trottinettes vont plus loin : Chaque bout de trottoir occupé par une trottinette est un espace marchand accaparé par la société qui la loue.
  • Parce qu’il a largement été démontré que leur fabrication et leur faible durée de vie les rendent ultra polluantes [1].
  • Parce que les personnes qui les rechargent la nuit sont exploitées sous le statut d’auto-entrepreneur [2].
  • Parce qu’elles ne remplacent pas la bagnole, mais la marche à pied [3].
  • Parce qu’elles participent à une transformation de la ville en smartcity, cauchemardesque terrain de jeu pour hipster [4] content d’être géolocalisé dans tous ses mouvements.
  • Parce que les déplacements urbains ne peuvent pas être gérés par une meute de sociétés privées domiciliées aux îles Caïman.
  • Parce que des transports en commun gratuits [5], des deux roues non électriques gratuits en self service [6], c’est possible.
  • Etc, etc...

Donc le moyen le plus simple, c’est un coup de feutre bien opaque sur le QR code (ne pas oublier de masquer le numéro sous le QR code).



Notes

[3] Comment auraient été effectués ces trajets en absence des trottinettes ? Réponse : 47% à pied, 29% en transport en commun, 9% à vélo. Et seulement 8% en taxi ou en voiture avec ou sans chauffeur d’après une enquête reprise par le blog d’Olivier Razemon

[4] Les trottinettistes sont légèrement plus aisés que la moyenne des habitants dans leur ville respective et on trouve parmi eux une forte proportion de cadres (53%) toujours d’après l’ enquête reprise par le blog d’Olivier Razemon

[6] Les premiers vélo en libre service (VLS) étaient gratuits avant une vague de marchandisation dans les années 2000. Voir la page wikipedia sur les VLS