💥 Non, ce n’est pas une fake news ! En France, la colère des citoyen.nes face à la réforme des retraites impacte aussi la pub ! Clear Channel a décidé temporairement de ne pas remplacer les panneaux détruits à Rennes.



Le centre-ville respire enfin, libérée de la publicité... une belle preuve qu’on peut avoir les magnats de la pub à l’usure ! 😏

Ci-dessous l’article « Retraites : pas un seul mobilier urbain n’a échappé à la violence des casseurs à Rennes », paru le 6/04/23 sur FranceBleu :

"Clear Channel, qui possède la concession du mobilier urbain publicitaire, estime à 70, le nombre de vitres cassées à Rennes, en marge des manifestations contre la réforme des retraites. Il n’y en a plus une seule dans le centre-ville. L’entreprise a décidé de ne plus les réparer.

Depuis le début de la mobilisation contre la réforme des retraites, les casseurs profitent des manifestations pour saccager nombre de vitrines à Rennes. Vitrines de banques, d’hôtels, d’agences immobilières ou de commerces sont régulièrement dégradées et le centre-ville rennais est désormais couvert de panneaux de bois.

Concernant le mobilier urbain publicitaire, que ce soient les abribus ou planimètres (« sucettes »), pas un seul n’a échappé à la violence des casseurs. Toutes les vitres, 70 au total, ont été cassées, de la Place de Bretagne à la Place Pasteur, en passant par République ou l’avenue Janvier. En tout, c’est une quarantaine de mobilier qui a été saccagée, quatre incendiés.

Finies les réparations

Clear Channel, qui possède la concession de ce mobilier urbain dans la Métropole rennaise jusqu’en 2025, estime le coût à plus de 80.000 euros pour le seul mois de mars. Le préjudice doit encore être affiné, car il y aura « sans doute des appareils électriques à changer à l’intérieur », explique Johann Thibaudat, le responsable Bretagne. Il faut compter « 200-300 euros la vitre », pas loin de « 15.000 euros le mobilier ». Sans oublier le manque à gagner publicitaire.

Lassées d’intervenir sur du mobilier qui est de nouveau dégradé la semaine suivante, les équipes, désabusées, et la direction de Clear Channel, ont décidé provisoirement d’arrêter les réparations. Après avoir « fait les mises en sécurité sur les mobiliers dégradés pour éviter que des personnes se blessent ». Mais le responsable sait que son mobilier ne concentre pas toute la violence des casseurs : « il y a aussi les petits commerces de proximité qui sont autour », ajoute-t-il."