Du lithium extrait en France ? Métal pour le moment indispensable pour fabriquer les batteries rechargeables, le lithium voit sa demande et son prix grimper à tel point que son exploitation dans l’Hexagone peut devenir réalité. C’est en tout cas l’intention de l’entreprise Imerys qui envisage d’en extirper des sous-sols de l’Allier. Dans une carrière de kaolin qu’elle exploite déjà à Échassières (à 38 km de Vichy), elle compte développer une mine au doux nom d’Emili (pour « exploitation de mica lithinifère par Imerys »), devant fournir 34 000 tonnes d’hydroxyde de lithium par an pendant au moins 25 ans.



Du lithium extrait en France ? Métal pour le moment indispensable pour fabriquer les batteries rechargeables, le lithium voit sa demande et son prix grimper à tel point que son exploitation dans l’Hexagone peut devenir réalité. C’est en tout cas l’intention de l’entreprise Imerys qui envisage d’en extirper des sous-sols de l’Allier. Dans une carrière de kaolin qu’elle exploite déjà à Échassières (à 38 km de Vichy), elle compte développer une mine au doux nom d’Emili (pour « exploitation de mica lithinifère par Imerys »), devant fournir 34 000 tonnes d’hydroxyde de lithium par an pendant au moins 25 ans.



[1] La première de ces usines qui fabriqueront des batteries lithium-ion, opérée par Automotive Cell Company (co-entreprise de Stellantis, TotalEnergies et Mercedes) s’est ouverte en mai 2023 à Billy-Berclau, dans le Pas-de-Calais. Pour 2030, elle devrait fabriquer de quoi équiper en batteries 500.000 véhicules. Trois autres sont en projet, une près de Douai (de l’entreprise sino-japonaise AESC-Envision pour fournir Renault Electricity) et deux à Dunkerque (de la start-up grenobloise Verkor et du groupe taïwanais ProLogium). Le groupe ACC gère aussi un centre de recherche en Charente. Par ailleurs, depuis dix ans, Bolloré fabrique dans le Finistère des batteries à électrolyte solide (lithium-polymère, une technologie concurrente) et Saft développe une ligne de fabrication de batteries prototypes de type « tout-solide » à Bordeaux.

[2] A partir de 2035, la vente de véhicules thermiques neufs sera interdite dans l’Union européenne.

[3] Le Green Deal européen est un programme de mesures (taxation carbone, révision des cadres législatifs, etc.) et de fonds visant la « neutralité climatique » de l’UE à l’horizon 2050, qui cible notamment le développement des énergies dites « renouvelables » et du parc de véhicules électriques. Il a été intégré dans le plan européen de relance post-Covid doté d’un fonds de 750 milliards d’euros (reversé aux plans de relance nationaux).

[4] Domiciliée à Paris mais aux capitaux majoritairement belges et canadiens, ceux des holdings des familles Frère (groupe Bruxelles Lambert, basé à Bruxelles, actionnaire majoritaire d’Imérys) et Desmarais (Canada).

[5] Par exemple, Guillaume Pitron, auteur d’ouvrages détaillés sur ce sujet, qui ne tait pas les ravages générés par les mines mais argumente que les Européen.nes devraient subir eux et elles-mêmes les conséquences néfastes de leur confort, plutôt que de les délocaliser.