24 décembre 1974 - Une date anniversaire à ne pas mettre à l’ombre.
Mercredi 24 décembre 2024, 23 h 45. Trois individus emmitouflés sortent de leur domicile. Montent dans un véhicule. Se dirigent vers la place Carnot. Empruntent la rue François Chénieux. Passent devant le cinéma place Denis-Dussoubs. Tournent la première rue à droite. Stationnent sur le parking de la place Winston Churchill, juste en face de la prison.
Pas un restaurant, pas un café d’ouvert. Quelques voitures filent frileuses. Pas un quidam dans les rues. Le désert, où seul le rythme des feux de circulation qui cligne rouge-vert-orange, donne un semblant de vie à la place. Une quatrième personne chaudement vêtue les rejoint.
Devant elles se dresse les murs sombres de la maison d’arrêt de Limoges. L’une d’entre elles sort de sa poche de manteau un tractopelle. Elle le pose sur le couvercle d’une poubelle.
Puis elle se rapproche de la porte de la prison et l’engin prend la pose pour la photo du 50e anniversaire de la fameuse destruction par Marc lors de cette fameuse nuit du réveillon du 24 au 25 décembre 1974*.
Alors, même si elles n’étaient pas nombreuses ce soir là pour rappeler le courage d’un individu et son message, elles ont formulé, devant cette porte, leurs vœux à tous les détenu·es incarcéré·es dans des conditions dégradantes et inhumaines. Que 2025 voie leur libération ! Vive l’abolition des prisons !
* N’hésitez pas à lire, dans la rubrique Mémoires, le petit fascicule
À plat les murs ! nouvelle qui parle de ce fait réel.