Et s'il a tout fait partir en fumée, l'espoir nous tiendra
Ironie du sort, ma tête explose devant les annonces cette semaine.
J'ai plus assez de sang pour encaisser les tours qu'il fait.
De nos acquis, tout feu, tout flambe.
On a toustes été pris·es dans les bourrasques machiavéliques qui soufflent
Le vent des tempêtes qui raffermit l'air et fait valser les girouettes
A contre-temps de la fin d'une époque
Dans l'air un mélange acide et technologique
Ils écrasent sur nous les douleurs des années passées
Tout ce qu'ils ont fait sombrer au plus profond des geôles libérales
Y a pas le choix, y a que la solidarité pour nous maintenir à flot
Ils ont un·e captif·ve... c'est le monde
On est captif·ves, nique leur modèle !
Retourner le berceau doré faut distribuer leurs cuillères en argent
Que du faste dans leurs symboles, nature mourante en fausse idole
On foule les pavés de nos terres, chérir les champs qui nous poussent en avant
Groupe de mauvaises graines, notre terreau : un champ de bataille
On grandit sous une pluie de gaz et de haine. Laideur, sang, CANDEUR, matraque
Les intempéries nous arrêteront pas ; De toute façon, ça s'arrête jamais là
Ça fume, ça brouille, mais même en pleurs on est jamais seul·e
On m'a dit « sous les pavés la plage »
Moi je vois sous les pavés la visière du CRS, il tremble
Ils tremblent !
Toutes les couleurs montent pour l'apogée, tout le monde s'est tu
Parce que pour une fois on est entendu·es, criant d'espoir.
La douceur consolante de la fumée qui s'élève et le calme autour.
Si y a tout qui brûle en brasier de joie, on est toustes le feu. On est les flammes.