Tract diffusé à l'entrée de l'usine Renault Trucks de Blainville/Orne, près de Caen.

L'entreprise Renault, fleuron du secteur automobile français, s'apprête à lancer la production de drones de combat. Le contrat est passé avec l'Etat pour 10 ans. Autrement dit, des usines civiles vont se reconvertir en fabriques d'armes de guerre. Ce sont les sites du Mans et de Cléon, près de Rouen, qui sont concernés. Renault a déjà profité des guerres pour faire des bénéfices par le passé, notamment lors de la Première guerre mondiale.
Le drone est la nouvelle arme qui domine les champs de bataille : sur le front ukrainien, près de 80 % des pertes humaines sont causées par ces engins guidés par des « opérateurs » qui se trouvent bien à l'abri à l'arrière. Il permet de tuer à distance et à moindre coût.
Rappelons-nous que la guerre est toujours un détournement de nos colères contre l'exploitation. Elle se mène dans l'intérêt de quelques chefs qui ne vont jamais sur le champ de bataille. Ils voudraient maintenant nous voir foutre en l'air notre santé à trimer pour fabriquer des engins de mort. Travailler pour des miettes et accepter de participer aux massacres. Qu'ils aillent se faire foutre ! D'autant qu'on sait bien que ces drones pourraient bien se retourner contre nous à la prochaine grande grève. Ils sont d'ores et déjà utilisés en ce moment pour surveiller les rassemblements des lycéen-nes en révolte.
Il ne peut pas y avoir de guerre sans chair à canon pour aller tuer et se faire tuer sur les champs de bataille au nom de chefs qui restent toujours à l'abri derrière.
Il ne peut pas non plus y avoir de guerre sans ouvriers pour fabriquer les armes et les munitions. Nous avons des moyens pour agir par la grève, par le sabotage. Les lycéen-nes nous montrent la voie !

Ni chair à canon, ni chair à patron !

ag-antimilitariste-caen chez riseup.net