Point de vu détaillé
Note sur la manifestation du 17 octobre 2027 entre 14h et 20h :
PREMIERE PARTIE :
14h j'arrive depuis les Grésilles jusqu'à la rue des Godrans pour rejoindre mes collègues de travail : impressionnant flot continue de personnes dans tous les sens se dirigeant toute vers la place de la République
Présence policière invisible sauf au début de la rue desvoges où plusieurs véhicules de la Police Nationale semblent tout juste arriver, les agents s'équipent.
Ambiance calme et détendue
La circulation n'est pas coupée.
14h45 arrivée depuis le Bd de la Trémouille place de la république : la Gendarmerie bloque les voies du tram et filtre l'accès des manifestants dont le flot est incessant. Fouille rapide des sacs et confiscation de tout ce qui s'apparente à de la protection contre les gaz lacrymogènes : lunettes de piscine, masques, sérum physiologique.
Échanges courtois malgré l'incompréhension de ce filtrage par des personnes de tous âges, ambiance calme.
15h nous constatons que le cortège s'élance en direction de la place du 30, la PN bloque la rue Diderot.
La circulation n'est pas coupée alors que les manifestants en nombre impressionnant débordent largement sur les voies de circulation automobile.
Ambiance festive. Foule hétérogène de plusieurs milliers de personnes. Présence de quelques enfants (dont ceux d'une collègue et moi-même), quelques poussettes, fauteuil roulants.
15h arrivée à proximité de la place du 30 octobre, cortège bloqué. Ambiance festive. Les forces de l'ordre (j'ignore si c'est PN ou Gendarmes n'ayant pas de vue directe sur eux même depuis mon promontoir) bloquent l'accès du cortège aux Bd Voltaire, Bd Carnot et rue Paul Cabet. Aucune présence de forces de l'ordre visiblent sur les autres accès à la place depuis mon promontoir à l'angle du Bd Thiers.
Premiers lancés de grenades lacrymogène depuis la rue Paul Cabet et premier mouvement de recule de la foule vers le Bd Thiers. Les gazs n'atteignent pas la place, le vent semble en notre faveur. Le flot de personnes arrivant depuis la place de la république continue, autant que de gens qui commencent à partir devant la peur suite aux premiers tirs de gaz lacrymogène.
L'ambiance reste festive, en particulier grâce à la batucada au début du Bd Thiers.
Je peux constater depuis mon promontoir que des aProntements ont lieux avec les forces de l'ordre Bd Voltaire et Bd Carnot. Les gazs n'atteignent pas la place, ni les projectiles, le vent semble en notre faveur et les forces de l'ordre relativement loin de la place. Je vois un tir de feu d'artifice (= mortier) côté boulangerie du pain pour demain vers le haut.
Personne ne comprends pourquoi le cortège est empêché d'avancer.
16h des manifestant, portées par la batucada décide de remonter en direction de la place de la république. J'apprendrais plus tard qu'environ 2000 manifestants resteront place du 30, la manifestation s'est scindée une première fois à ce moment là.
Arrivée place de la république : présence d'un seul véhicule de la Police Municipale au bout du Bd Thiers qui fait dévier les véhicules en direction de la rue Paul Cabet.
Devant la foule grandissante (témoignant d'une absence manifeste de partage d'informations entre services) ce véhicule se décale pour faire dévier les voitures rue Jean Jacques Rousseau, puis fini par quitter les lieux. La circulation n'est pas coupée en amont de la place côté devosge et les véhicules continuent péniblement de traverser la foule pour tenter de fuir. Aucun incident à déplorer.
Ambiance festive.
Aucun policier ou gendarme visible.
La foule décide de rejoindre la place de la Libération et s'engage rue Jean-Jacques, puis rue Chaudronnerie et rue Verrerie, rue des Forges, place François Rude. Aucun incident. Aucune dégradation.
16h16 je recoit un SMS « ALERTE 21 CCI » : ATTENTION VIGILANCE - FERMETURE IMMEDIATE DES COMMERCES CENTRE VILLE SUITE MANIFESTATION AUTEURS VIOLENTS
Déambulation dans une ambiance festive, slogant « ne nous regardez pas, rejoignez nous » aux badauts.
Place François Rude je remarque la présence de Bruno Ciarrochi alias « Nino », garde du corps oficieux de François Rebsamen et Nathalie Koenders, patron de l'omniprésente société de sécurité SIG à l'angle avec le passage Dauphine. Il observe les manifestants évoluant parfaitement pacifiquement. Pour l'avoir déjà vu surveiller oficieusement un rassemble de XR, il est peu probable que sa présence soit anodine.
Des manifestants semblent arriver depuis la place Darcy, tous convergent vers la place de la libération.
Aucun policier visible. Aucun incident.
17h arrivée place de la libération, toujours en famille avec collègues et amis, je reste stationné devant N'Kebab au 94 rue de la liberté. Aucun incident.
17h10 : Je constate un jet de grenades lacrymogène depuis la place du théâtre dont un palet se coince dans la gouttière d'un immeuble 10 rue rameau.
Pour rappel les palets sont brûlants et en combustion après que la grenade ai explosé et pendant toute le temps que le palet se consume. Rien ne permet de commander la direction des palets lors de l'explosion, seule la grenade est orienté par le policier directement ou via son lance grenade.
Nouvelle présence de gaz lacrymogène mais cette fois côté Bistro Madame à l'ouest de la place probablement suite à une bagarre opposant manifestants et personnes en terrasse possiblement afiliées à l'extrême droite. (https://dijon-actualites.fr/2026/10/17/dijon-une-rixe-eclate-entre-manifestants-et-personnes-attablees-a-une-terrasse-sur-fond-daccusations-de-racisme/)
Pas de mouvement de foule, les manifestants occupent toute la place mais les rangs ne sont pas serrés, l'ambiance est calme.
Ne pouvant une nouvelle fois avancer, des manifestations repartent en direction de la place Darcy, nous les suivons.
Aucun policier ni gendarme visible.
Ambiance festive. Aucun incident.
Arrivée à l'angle de la rue du château et de la rue de la libertée, nous ralentissons et ne nous engageons pas plus loin, afin d'être sûre de ne pas risquer d'être pris au piège avec nos enfants, la rue se rétrécissant à ce niveau.
Je monte sur un échafaudage afin d'avoir une vue d'ensemble et décider ou non de nous engager. Deux autres manifestant grimpent, scandent des slogans en même temps que moi, la foule acclame, ils redesendent.
Aucun policier ni gendarme en vue de part et d'autre de la rue de la liberté jusqu'à la place darcy, ni rue du château ni rue du chapeau rouge.
Ambiance calme. Aucun incident.
DEUXIÈME PARTIE :
17h30 environ, au moins 2 véhicules de police nationale dont un camion arrivent en trombe toutes sirène hurlantes et s'arrêtent au niveau de H&M, c'est pour moi la queue du cortège, je distingue nos camarades de la lutte pour la paix en Palestine tout près des véhicules. (-> demander leur version depuis leur angle de vue !)
La foule s'excite.
Comme attirée par les sirènes des forces de l'ordre, plusieurs dizaines de jeunes ado à jeunes adultes plus ou moins masqués sommairement mais tous en noir arrivent en courant depuis la place Grangier via la rue du château et se ruent sur le magasin JD sport dans une volonté délibérée de le piller. Leur acte est pulsionnel, et reflète la violence du capitalisme et des débordement envieux que ça génère, jusqu'à ce que ça dégénère.
Par expérience les manifestants anti-capitalistes dit « black-blocs » ( ?) ne ciblent pas spécifiquement un magasin, mais plutôt des enseignes « symboliques » d'une manière générale du capitalisme comme Mac Donald ou le BHV juste en face et ne sont pas interressés par le pillage, mais par la destruction de symboles capitalistes. Ce n'était pas le cas ici, seul JD sport était visé.
Aucune intervention des forces de l'ordre.
La situation dégénère.
Des manifestants tentent de s'interposer contre l'attaque du magasin mais l'un d'eux, jeune de 17-19 ans est pris à partie et commence à se faire tabasser au sol à l'angle du magasin Maille, je suis devant Celio. J'interviens pour le protéger, je l'aide à se relever, il me dit « putain mais ils cassent tout » je lui dit je comprends ta colère mais c'est pas le moment de t'interposer.
Au moment où ça dégénère ma femme avec nos amis et nos enfants partent en direction de la place Grangier.
Au moins 4 fourgons de Gendarmerie et une voiture banalisée en tête arrivent par la place Grangier : les gendarmes sortent en nombre des véhicules, ils semblent désorganisés et tendus mais « professionnels ».
Ils tentent de me bloquer le passage alors que je souhaite repartir en direction de la place Grangier. Je tente de me faufiler puis fait le mort au sol, un gradé dit « il a rien fait laissez le circuler », on me demande de quitter les lieux, je m'éloigne.
Je reste pour observer la situation au niveau du 7 rue du chateau, premiers jets de grenades lacrymogène.
Je m'adresse à un gendarme au volant de son fourgon qui semble détendu, je lui dit qu'avant l'arrivée de ses confrères de la Police Nationale en trombe le cortège était bon enfant. Il acquiesse.
Je constate que les gendarmes portent leurs RIO et ont un comportement « correct ».
J'avance au milieu de la place Grangier, je constate la présence de nombreux policiers dont 3 véhicules banalisés au niveau de la rue du Temple.
Les véhicules de badauds sortent du parking grangier mais n'osent pas avancer, les gens déambules.
Une poubelle brûle au bout de la rue du château au croisement avec la rue bannelier, quelques manifestants sont présents.
Je rejoins ma familles et amis rue des Godrans, je récupère mon vélo cargo et décider d'aller arpenter les rues pour me rendre compte de la situation.
18h10 : Je commence par la place Darcy via la rue de la poste. Une 40ène de manifestant présents, qui observent les heurts entre manifestant au niveau de l'arc de triomphe et les Gendarmes au bout de la rue de la liberté. Je remarque qu'un.e gendarme tient en joue les manifestants situés côté arc de triomphe avec un LBD.
Je me déplace au niveau du passage Darcy. L'ambiance est insurrectionnelle.
Un petit feu d'un mètre carré brule entre l'arc de triomphe et le bout de la rue de la libertée.
Les manifestants cassent les lestes en béton de parasols du Colombus café pendant que la serveuse range la terrasse. Elle se fait aider par les manifestants entre 2 jets de grenades lacrymogene, les chaises sont épargnés.
Les tirs de gaz lacrymogène sont régulier, toutes les 20-30 secondes environ. Ambiance chaotique.
Jet de morceaux de pierres sur les gendarmes. Ils répliquent par des jets de grenades assourdissante, c'est une première à Dijon.
Je suis situé à l'angle de la baie vitrée de l'Edito. Je verrais au moins 3 grenades assourdissante de desencerclement exploser au milieu de la place darcy derrière l'arc de triomphe en moins de 5 minutes. Un.e gendarme me met en joue avec un LBD dès que j'apparais avec la dizaine d'autre manifestant présent dans le passage comme moi. Une partie sont très jeunes, excités par les heurts.
Je souhaite vérifier que les gendarmes utilisent leurs armes « légalement », je me mets à filmer.
Une grenade lacrymogène explose à mes pieds je reprends mon vélo, je suis sonné, je décide de changer d'angle d'observation.
Je constate la présence d'une cinquantaine de manifestant Bd de Brosses au niveau du croisement avec la rue Jean renaud : au moins 3 véhicules de police nationale plus au sud en direction de la place Darcy dont 2 banalisés avancent en appui de moins d'une dizaine de collègues à pied en direction de la Place Darcy.
Je rejoins la rue Devosge par la rue Michel Servet : présence de manifestants qui reculent depuis la place Darcy alors que la Police Nationale les repoussent.
La circulation n'est coupée nulle part : les conducteurs roulent en direction de la place Darcy mais finissent par faire demi-tour devant le chaos qui reigne place Darcy.
Arrivée d'au moins 2 véhicules de la PN au croisement de la rue des Roses et de la rue Audra. Les agents sortent et font immédiatemet usage de leur lanceur de grenade lacrymogene en direction de la place darcy dont les palets tombe sur les véhicules des badauds qui faisaient demi tour.
Une voiture de la PM arrive comme si de rien était depuis la rue Audra : les 2 agents sont tout sourire, je leur « « conseil » d'aider les automobilistes à bifurquer avant de s'engager plus loin vers la place Darcy car leur confrères de la PN tirs sans sommation au milieu des véhicules engagés. Dialogue apaisé (un peu surréaliste au regard de la situation 100m plus loin et de l'absence totale de gestion du flux routier).
Je m'engage sur la place Darcy et bifurque rue Victor Hugo : conflits entre quelques manifestants (avec masque FFP) dont une plutôt âgée et de très jeunes manifestant. Ça se toise mais il n'y a pas de coups. La place darcy est désertée, restent quelques manifestant dont 3 avec des extincteurs à la main. La place est jonchée de palets de lacrymo et de projectiles. Les gendarmes depuis la rue de la liberté et la PN depuis le Bd de brosses et la rue Devosges reprennent du terrain, les manifestants se replis petit à petit en direction de la Gare.
Je remonte la rue Victor Hugo, RAS, je la redescends vers l'Hôtel de la Cloche.
Je ne constate aucune dégradation de commerces. (en dehors des embases de parasols décris plus haut)
Les manifestants sont repoussés vers la gare. Un manifestant se prend une pluie de palets lacrymogène sur la tête. Il ne semble pas avoir de palet coincé dans sa capuche et se met à fuir, j'ignore s'il est blessé ou non.
Je me dirige vers la gare, croise une collègue manifestante observatrice syndiquée chez Solidaire avec qui j'ai déjà échangé lors de manifestation précédentes. On partage nos observations, on est 100% raccords sur ce qu'on a vu.
18h46 : Des poubelles sont entassées et un feu est allumé au niveau du 3 avenue Foch au milieu des voies du tram par de très jeunes manifestant majoritairement mineurs.
2 véhicules de Police Nationale Banalisés arrivent à l'angle de l'avenue Foch et de la rue Millotet : les policiers en civils sont masqués, sans RIO visible.
18h50 Une voiture et un camion de pompier arrivent, applaudis par les manifestants. Ils repartent sans heurts.
Je me dirige vers l'entrée de la gare pour voir ce qu'il en ait : RAS, tout est ouvert, les gens observent, médusé. La circulation n'est pas coupée devant la gare. Aucune force de police visible sur le parvis de la gare. Pas plus d'une centaine de jeunes manifestants sont présents et disséminés en tous petits groupes.
Pas de dégradations constatées.
Je redescends direction rue Mariotte à la recherche des autres manifestants.
Un feu de poubelle bloque la rue Albert rémy au niveau du feu de circulation, les voitures l'évite en passant sur le trottoir devant l'hotel Kyriad.
Je me dirige vers Saint Bénigne. Je constate la présence de nombreux détritus qui jonchent le sol quelques jeunes qui courent pour fuir deux véhicules de PN banalisé qui font finalement demi-tour.
Rassemblement de plusieurs dizaines de membres de gangs de motards à l'hôtel « Mama Shelter », comme si de rien était.
Je remonte Place Darcy : les gendarmes bloquent l'accès à la rue de la liberté avec fermeté mais diplomatie, il n'y a plus de heurts. Je félicite l'un d'eux pour sa capacité à faire redescendre la tension avec les quelques personnes présente et rester professionnels contrairement à un grand nombre de leurs confrères et sœurs.
Je redescends par la rue du Docteur Maret, RAS. Rue Mariotte, RAS.
Le même tas d'ordures en feu bloque toujours la rue Albert Rémy au niveau du feu de circulation, les voitures l'évitent en passant sur le trottoir devant l'Hôtel Kyriad.
Boulevard de Sevigné quelques manifestant toujours présents au niveau de la rue Bossack pour la plupart en souPrance suite aux aProntements et à la présence massive de gazs lacrymogène.
Je remonte place Darcy par la rue du Docteur Chaussier, la place est vide, seuls les gendarmes et la PN occupent le terrain.
Je décide de repartir à la recherche des manifestants. Un embouteillage m'oriente : je retrouve des indices de leur passage sur la rue de l'Arquebuse où un bus est bloqué par deux poubelles renversées sur la route. Des habitants invectivent des manifestant en récupérant leurs poubelles utilisées pour bloquer les voies du tram, qui sont donc libre. Le chaufeur de bus refuse de monter sur la plateforme centrale pour les éviter. Des manifestants libèrent la voie pour qu'il puisse passer et ainsi la circulation reprends direction la cité de la gastronomie.
Pas de dégradation constaté, en dehors de 4 poubelles renversées.
19h12 : Des détritus jonche la chaussées devant la Cité de la Gastro. La circulation n'est pas coupée.
Trois véhicules de la Police Nationale avance rue de l'Hôpital en direction de la place du premier mai.
Grande quantité de gaz lacrymogène visible au niveau de l'allée Bernard Loiseau et de la place du premier mai.
Des manifestants fuient la police par l'allée Bernard Loiseau.
19h19 : Je suis à l'angle du quai Nicolas Rolin et des véhicules de police arrivent depuis la rue du pont des Tanneries. Ils s'arrêtent en plein milieu du carrefour. la circulation n'est pas coupée, les voitures les évitent.
Les policiers lancent immédiatement des grenades en direction du parc du port du canal.
Des manifestants sont repliés dans le parc du port du canal et jettes des marrons et des petites pierre en direction des policiers.
J'entends qu'ils ont consigne de ne pas s'engager dans le parc. Ordre qui semble évident au regard de la nuit désormais tombée, de l'absence de lumière dans le parc et surtout de l'eau pouvant mettre en danger des manifestants en fuite.
Un manifestant met une poubelle sur la voie du tram avenue jean Jaurès.
Les palets des grenades lacrymogène pleuvent sur les voitures stationnées et en mouvement rue Jean Jaurès.
Aucune dégradation en dehors des poubelles constatée.
Les jeunes manifestants sont disséminés dans le parc côté Bd Eifel et côté Minoterie.
Au moins 2 véhicules de police s'engagent en trombe dans le parc. Je m'engage également pour venir à l'aide si besoin il y a.
Probablement bloqués pas les travaux du pont ils repartent dans l'autre sens.
Je croise un badaud au bord du port d'environ soixante dix ans qui marche pas inquiet. Je prends quelques secondes pour discuter. Il dit qu'il est d'accord avec les manifestants et le mouvement de révolte. Il dit que ça serait plus eSicace d'aller chercher directement les élus dont notre maire « l'autre blondasse » et de les faire défiler à poil car ils ont trop de privilèges, il cite la cité de la gastronomie en exemple de n'importe quoi.
Je repars en direction du pont en travaux de l'avenue Jean Jaurès. La PN est remontée jusque-là. Il n'y a plus de manifestants visibles. Les Policiers rechargent leur gilets tactiques avec les Grenades avant de faire demi tour. Je m'interroge sur le stock de munitions dont ils disposent dans chaque véhicules.
Aucune degradation constatée.
Je repars en direction de la rue des Corroyeurs, attiré par une épaisse fumée blanche. Aucun manifestant visible. Les pompiers éteignent une grosse benne à ordure de chantier devant la Maison des associations.
Je repars direction la cité de la gastronomie. Les badauds sont nombreux, plus nombreux qu'une soirée habituelle mais il est dificile de faire la diférence entre des passants et des manifestants. Idem rue Monge.
19h35 : Rue Bossuet des Gendarmes au niveau du centre Dauphine « protègent » la rue de la libertée. Jets de grenades gaz lacrymogène. Il essuient des jets de pierres. Je m'en prends une au niveau du mollet devant la mie Caline en voulant traverser la rue de la liberté. Même situation de l'autre côté de la rue de la liberté côté rue des Godrans.
J'arrête là ma déambulation. Je vais récupérer des pizzas. La serveuse me demande si ça gaz toujours, je lui dit oui, elle partage son soutien aux manifestants.
19h50 l'angle rue de la Liberté rue des Godrans est noyé dans le gaz lacrymogène.
MISE À JOUR 20 octobre 2026 : J'ai déambulé à vélo dans toutes les zones traversées par les manifestants lors des déambulations pacifique comme lors des afrontements avec les forces de l'ordre.
Je n'ai vu quasiment aucun dégât sur du mobilier urbain, pas même un tag : je ne peux pas assurer que le mobilier détérioré le soit suite à la manifestation de samedi. Les zones de feu de poubelle ne sont pas remarquables si on ne sait pas qu'il y a eu un feu.
En ce qui concerne les commerces, tout est ouvert normalement, aucun dégat visible. Seule la vitrine du salon de coifure Allure rue Monge et la vitrine de JD Sport rue de la Liberté ont été brisées samedi après-midi. Un impact est visible sur la vitrine de « MEAT » place Bossuet, je ne peux pas afirmer que c'est lié à la manifestation de samedi. Ce dernier est fermé définitivement suite à une liquidation judicaire, mais JD Sport et le salon de coifure sont ouverts normalement.
Je suis allé interroger les vendeuses/serveuses d'un café sur le parvis de la gare ainsi que quatres Agents de la brigade ferroviaire : aucune tentative d'envahissement de la gare signalée contrairement à ce qui a été écrit dans le Bien Public de dimanche, à partir d'une source préfectorale.
Les vendeuses me précisent que la présence de gaz lacrymogène sur le Parvis de la Gare a poussé des manifestants à se réfugier dans la gare.