Après le 17, on fait quoi ? On a pas encore investi dans une boule de cristal à Rebellyon, mais en vrac on peut vous balancer les infos, sur les rasso de soutien, les manifs, les blocages, les actions... la bagarre n’est pas terminée !
Nous n’avons toujours pas quitté l’époque contemporaine
Après le grandiose et émeutier samedi 17, propulsé par trois premières semaines de mobilisation lycéenne, Emmanuel Macron a pris la parole pour remettre sa démission et annoncer le transfert de l’entièreté du budget de la police et de l’armée à l’éducation. Non ?
La fin de la troisième semaine de mobilisation s’est soldée par quelques vitres en moins, beaucoup d’heures de live BFM et Cnews en plus, de jolies photos et de beaux souvenirs... des camarades arrêtés, et un couvre-feu de dernière minute annoncé par Lecornu, appliqué en dernière minute par la Préfecture.
Début de semaine : la gueule de bois ?
L’ambiance pluvieuse de cette semaine n’a pas l’air de démotiver, mais le gros changement, c’est les vacances, qui sifflent une pause pour les blocus des lycées, et forcent le passage du relai aux étudiant·es.
Vous êtes fatigué·es ? On n’est pas fatigué·es.
Ce lundi, il y a eu des lève-tôt à Lyon 2, qui ont entrepris un blocage des deux campus, Porte des Alpes et Berges du Rhône. Du côté de l’IEP l’appel était à occuper, ce qui a poussé la présidence à relever le pont-levis. Dans les différents établissements du sup’, AG et discussions sur le mouvement se sont tenues.
Solidarité devant de le Tribunal
Lundi aprem a marqué le début de plusieurs comparutions immédiates de manifestant·es arrêté·es samedi. En solidarité de nombreuses personnes sont venues devant le tribunal judiciaire de Lyon dès 14h, tout le monde n’a pas pu entrer pour assister aux premières audiences remplies de personnes inculpées pour « vol » poursuivis parfois par plusieurs magasins à la fois, aussi pour violence sur les flics avec plusieurs flics qui poursuivent (les lâches), dissimulation du visage et aussi des premiers recels.
La droite lyonnaise est triste et les fachos fachés
Dimanche, alors que Pierre Olivier (maire LR du 2e et vice président de la Métropole en charge des voiries) multipliait les stories sur instagram sur fond de spleen & violons pour commenter la nouvelle déco de la Presqu’île, des poignées de citoyen·nes concerné·es dans une grande initiative ont sorti les sacs poubelle pour faire le ménage, les caméras des médias braquées sur eux : "manifester oui, mais casser, non". Doucet a également fait sa sortie médiatique, se faisant huer au passage par quelques droitards révoltés devant le spectacle encore fumant de l’office du tourisme.
Lundi, à Bellecour, à 20h, a eu lieu le rassemblement du seum, "pour soutenir les commerçants et les forces de l’ordre après les violences du 17 octobre". Prière catho devant l’office du tourisme, pujadistes au visages sombres et... les fafs aux grosses voix qui se mettent à gueuler des slogans à base de "racailles", "La rue, la France nous appartient" et cie.
Avant 21h, l’annonce d’un couvre-feu sur la Presqu’île tombe (de 21h à 6h), mais les fafs ont pas fini et partent rangs serrés, bras tendus, drapeau avec croix celtique devant, se balader dans les rues du centre ville (rue Victor-Hugo jusqu’à la place Carnot), pour réveille-toi-chez-toi-islam-français-europe-hors... on vous laisse remettre dans l’ordre c’est pas très dur.
Et maintenant ?
On a pas encore investi dans une boule de cristal à Rebellyon, mais en vrac on peut vous balancer les infos, sur les rasso de soutien, les manifs, les blocages, les actions...
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