Ce samedi 17 a été énorme, libérateur et stimulant, mais bien sûr ce n’est qu’une étape, et puis ça a été hélas au prix de nombreux blessés, embastillés et mises en procès.
Puisqu’il ne semble plus possible de faire grève massivement pour ajouter du poids au rapport de force, cherchons d’autres moyens d’augmenter le zbeul général initié courageusement par la jeunesse.
La lourde machine étatico-policière menace déjà : couvre-feux, renforts, reconnaissance faciale et drones partout, procès expéditifs, menace d’état d’urgence, sermonage et intimation à répéter le narratif gouvernemental, armée dans les rues si besoin, Raid, anti-terro, etc.
Peut-être qu’on pourra réitérer, en mieux encore, l’exploit du 17, ou peut-être que les prochains coups la répression sera plus avisée, et plus féroce encore, et qu’on ne pourra pas déborder les dispositifs. A voir, à réfléchir.
En tout cas, prenons des risques mesurés, contournons des obstacles trop grands au lieu de s’y casser les dents, pour pouvoir mieux enfoncer le clou ailleurs et tenir la distance.
Pour celleux qui ne sont pas à l’aise dans les émeutes, pour X raisons, ou qui veulent varier les plaisirs, d’autres options sont possibles, comme celle-ci :
Venons-en à l’idée à ne surtout pas généraliser car Macron pourrait en perdre son joli sourire de sociopathe :
Samedi on était au bas mot 800 000 dans les rues.
Imaginons que ne serait-ce que la moitié de ces personnes se mettent à pratiquer un peu partout des micro-sabotages discrets, de jour comme de nuit.
Si des sabotages conséquent (tel brûler une usine d’armes ou faire tomber un pylone élec HT) demandent de l’expérience et de l’orga pour être réussis et ne pas se faire choper, des micro-sabotages (ou désarmements si vous préférez) du quotidien sont à la portée de tout le monde.
Cumulés dans le temps et dans l’espace, ils pourraient avoir un sacré effet sur la bonne marche de l’Economie et de la société bourgeoise.
De plus, le sabotage ne serait plus ainsi réservée à une minorité, et des masses de révoltées apprendraient par la pratique des moyens de lutte complémentaires aux émeutes et manifs. Et avec le temps ils pourront passer ensuite à des défis plus gros.
Pour les idées de trucs faciles à saboter avec peu de risques et ayant néanmoins de l’impact, vous aurez sans doute plein de propositions inventives, mais ici quelques exemples pour lancer le schmilblick :
- Crever ou dégonfler des pneus de SUV ou de bagnoles de bourges (mieux vaut être bien masquées pour les caisses modernes type Tesla bardées de caméras)
- garnir diverses serrures et fentes pour CB de mousses expansées et de colles bien véner (à acheter en espèces ou voler loin de chez vous en étant déguisés)
- démolir, avec les précautions d’usage, des armoires électriques ou internet de zones industrielles/commerciales
- couper des cables de fibres optiques des zones industrielles ou le long des voies ferrées
- couper les tuyaux de pompes à essence
- laisser traîner des clous ad hoc devant les portails des comicos et autres garages à poulets, et devant toute autre activité nuisible motorisée
- dans les entreprises, des tas de possibilités sans doute : bouziller des machines, renseigner d’autres rebelles plus aguerris, détourner les photocops...
- bomber des vitrines, des SUV, des horodateurs, des radars...
- lâcher des boules bien puantes aux endroits et moments adéquats, idem avec des gros pétards
- ... etc, à vot’ bon coeur !
Bien sûr, il faut un minimum de précaution malgré tout. Etre déguisé/masqué (les caméras sont partout), avoir des gants (si possible neufs et jetables, pour ne pas laisser de traces ADN, et pas seulement éviter les empreintes - Idem pour les vêtements dans l’idéal), ne pas fanfaronner ses exploits en public ou sur internet (ou alors le faire de manière vraiment anonyme), ne pas agir avec un tel sur soi, évitez de stocker du matos compromettant chez soi, etc. Lisez les meilleures brochures dispos sur le net pour aller plus loin (avec un navigateur TOR).
Tout aussi fun et le plus souvent moins risqué que l’émeute ou même que la manif standard, le micro-sabotage au quotidien recèle un potentiel insuffisamment exploité qui reste insoupçonné.
En plus ça peut se pratiquer tout le temps, alors que les belles émeutes n’ont lieu que dans certaines occasions trop rares.
Ca pourrait même devenir une sorte de jeu, de « concours » en mode humoristique, de défis « sportifs » décalés entre villes, entre quartiers.
Tel quartier : 20 SUV dégonflés - tel autre : ben nous c’est 10 crevés et en prime 3 serrures d’assurances bouchées à la colle !
Le concept de ce type de sabotage est né y a longtemps, en fRance, dans les usines, revenons aux sources, c’est tendance.